Depuis le début de l’année 2025, la réhabilitation de l’avenue de la Libération, qui traverse plusieurs communes de Kinshasa, occasionne de lourdes difficultés pour les usagers et riverains.
Alors que les travaux avancent lentement sur certains tronçons, les habitants voient leur mobilité fortement impactée, contraints de marcher de longues distances et d’adopter des itinéraires complexes.
Ce chantier, qui s’annonce indispensable pour l’amélioration des infrastructures urbaines, révèle aussi les nombreux défis auxquels font face la population au quotidien.
Une perturbation majeure dans les déplacements quotidiens
Pour les habitants des communes de Bandalungwa, Ngiri-Ngiri, Selembao, Bumbu et Ngaliema, l’avenue de la Libération est un axe essentiel, notamment pour se rendre à des lieux stratégiques comme l’Université pédagogique nationale (UPN). Pourtant, depuis le lancement des travaux en janvier 2025, la circulation y est devenue un véritable casse-tête.
La portion de route entre Kimbondo et Selembao, la plus dégradée et prioritaire pour la réhabilitation, est en chantier. Cette situation oblige beaucoup d’usagers à interrompre leur trajet à Kimbondo, où le passage des véhicules est difficile, voire impossible. De là, ils doivent marcher sur plusieurs centaines de mètres, souvent jusqu’à l’avenue Ngiri-Ngiri, afin de trouver un autre moyen de transport. Ce trajet à pied, parfois sous une chaleur accablante, est devenu une épreuve quotidienne pour bon nombre d’habitants.
Une situation difficile malgré l’espoir d’un mieux
Ces contraintes techniques et logistiques, combinées à l’importance de l’avenue dans le réseau routier de Kinshasa, font que la réhabilitation, bien que nécessaire, crée une véritable gêne pour les populations locales.
Depuis maintenant plus de sept mois, les usagers doivent composer avec des perturbations quasi permanentes. Pour certains, la difficulté de circuler ne se limite pas au désagrément, elle a un impact direct sur leur vie professionnelle, scolaire et familiale.
Malgré tout, les riverains gardent espoir qu’à l’issue des travaux, la route modernisée leur offrira une meilleure qualité de vie, avec une circulation fluide et sécurisée.
Un chantier sous la supervision des autorités locales

La Ville de Kinshasa, à travers la Cellule des Travaux publics du Ministère provincial des Infrastructures et Travaux publics, assure la maîtrise d’ouvrage et la surveillance du chantier.
Les travaux sont réalisés par l’entreprise Malta Forest, qui s’attèle depuis février 2025 à transformer cette avenue stratégique.
Une réhabilitation en plusieurs phases
Pour rappel, l’avenue de la Libération est réhabilitée en trois grandes parties. Le premier segment, qui va du Rond-point Moulaert à Kimbondo, doit être renforcé avec une chaussée souple, mais les travaux sur cette portion n’ont pas encore commencé.
La priorité a été donnée à la portion la plus dégradée, entre Kimbondo et Selembao, où l’on installe actuellement une couche de béton armé de 20 cm d’épaisseur ainsi que des caniveaux pour la gestion des eaux de pluie.
Enfin, le troisième segment, allant de Selembao jusqu’à l’UPN, reste à venir.
La réhabilitation de l’avenue de la Libération est une œuvre ambitieuse et nécessaire pour moderniser Kinshasa, mais elle engendre pour l’heure de fortes difficultés dans la mobilité urbaine.
La patience et la compréhension des populations sont sollicitées pendant que les autorités et les entreprises œuvrent à livrer une infrastructure de qualité, porteuse de progrès et de développement pour la capitale congolaise.
Lydia Mangala


