Du 28 au 31 juillet, près d’une dizaine de jeunes filles enceintes ont pris part à l’Examen d’État dans la province du Kwango au Kongo-Central. Un geste fort et symbolique salué par l’inspecteur principal de la province éducationnelle du Kongo-Central 1, Jean Pierre Kokumbo, qui félicite le gouvernement pour avoir levé les barrières à l’accès à l’éducation pour les filles enceintes — conformément au slogan de l’UNICEF : « Tous les enfants à l’école ».
Deux cas illustrent cette volonté de réussir :
- Lundi : une candidate a accouché, puis a passé ses épreuves sans incident.
- Mardi : une autre, en travail d’enfantement, a terminé son examen avant d’aller accoucher, témoigne Jean Pierre Kokumbo.
Âgé de 17ans, une candidate enceinte de 7 mois, témoigne la bonne passation des examens et remercie le gouvernement :
« J’avais un peu honte du regard des amis sur moi. Mais cela ne m’a pas empêchée de donner le meilleur de moi-même. Je suis sûre que j’aurai mon diplôme. Je remercie le gouvernement. Cette décision a sauvé mon avenir » a-t-elle déclaré.
Des tels exemples marquants témoignent ainsi l’importance et la détermination de politiques inclusives en faveur de l’éducation des jeunes filles, quelles que soient leurs circonstances. Elles prouvent que l’engagement personnel et la volonté de réussir peuvent transcender les obstacles sociaux.
Au Kongo-Central, au moins 63 063 élèves finalistes ont pris part aux examens d’état. Toutefois, l’on note aussi que 173 centres de passation ont été mobilisés et aucun incident majeur n’a été signalé durant cette période.
Ben Mandjolo


