Face aux récentes déclarations du Ministre de la Justice, Constant Mutamba, l’opinion publique mérite des affirmations fondées, précises et juridiquement solides — non des insinuations politiciennes sans preuve. Accuser le Ministre Didier Budimbu sur la base d’une simple lettre de sollicitation lui adressée, sans la moindre lettre d’une suite réservée et sans preuve de décaissement, témoigne soit d’une confusion volontairement entretenue, soit d’une manœuvre de diversion visant à détourner l’attention des véritables enjeux judiciaires auxquels le ministre Mutamba lui-même est confronté.
Petit rappel de droit : la charge de la preuve incombe à celui qui allègue un fait. Une correspondance de demande de fonds ne saurait, en aucun cas, constituer une preuve de décaissement ou d’appropriation illicite. Où sont les preuves ? Quel est le numéro de la décision ? À quelle date ? Par quelle autorité ? Silence radio.
Il est donc malhonnête — voire les intellectuelles sur les réseaux de demander au ministre Budimbu de justifier l’utilisation de fonds qu’il n’a jamais reçus. Cette inversion des règles élémentaires de procédure n’a qu’un seul objectif : salir une figure montante du gouvernement, un acteur reconnu pour sa rigueur, son ambition et son engagement pour le rayonnement du sport congolais sur les plans continental et international.
Ironie du sort : le même Ministre Mutamba est lui-même cité dans une affaire de 19 millions USD liée à la construction des prisons. Pendant que les audiences dans ce dossier sont en cours et que le Parquet a déjà clôturé l’instruction, le Ministre de la Justice tente de brouiller les pistes en déplaçant le débat. La justice devrait suivre son cours, mais sans prendre en compte ses dilatoires d’écran de fumée.
Tout le reste relève des échappatoires et du spectacle, de la manipulation médiatique et d’un amateurisme juridique déconcertant.
Assez de confusion. Que la justice reste justice.
Hon. Willy LEYIBA
Conseiller Communal


