Le Sénat de la République Démocratique du Congo a franchi une étape décisive ce vendredi 21 mars en adoptant le projet de calendrier des travaux de la session ordinaire de mars 2025.
Ce calendrier, alliant matières législatives et non législatives, offre une flexibilité indispensable pour répondre aux évolutions du contexte national et permettre l’ajout de nouvelles questions en cours de session, sous réserve de l’approbation de la plénière.
Flexibilité et adaptabilité face aux défis nationaux
Dans un environnement politique en perpétuelle évolution, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a rappelé que le projet de calendrier des travaux de la session ordinaire 2025 reste ouvert à toute nouvelle matière qui pourra y être rajoutée au cours de la session.
Cette flexibilité stratégique témoigne de la volonté de la chambre haute de s’adapter aux besoins urgents du pays, tout en garantissant la transparence et la réactivité du Parlement. En effet, le calendrier intègre des matières législatives majeures, telles que la proposition de loi visant à créer, organiser et définir le fonctionnement de l’Ordre des techniciens en développement rural (OTDR), reflet de la nécessité de structurer des secteurs clés pour le développement rural de la RDC.
Par ailleurs, l’agenda prévoit une série d’actions de contrôle parlementaire, questions orales et écrites, interpellations, ainsi que l’examen de rapports de missions tant nationales qu’internationales, sans oublier une synthèse nationale des vacances parlementaires.
Cette approche vise à assurer un suivi rigoureux des actions gouvernementales et à renforcer la reddition de comptes au sein du système politique congolais.
Mesures sécuritaires et réformes stratégiques
En parallèle de ces initiatives, le Sénat a voté pour la 95ᵉ fois le projet de loi autorisant la prorogation de l’Etat de siège dans une partie du territoire congolais. Cette décision, adoptée par 75 sénateurs, avec trois abstentions et aucune voix contre, fait suite à une motion déposée par le sénateur Justin Kalumba Mwana Ngongo.
Sollicitée par le Chef de l’Etat dans un contexte de guerre et de tensions persistantes, cette mesure permettra, dès le 23 mars, pour une durée de 15 jours, de renforcer le contrôle et la sécurité dans les zones affectées. En se concentrant sur des questions sécuritaires particulièrement sensibles dans l’Est de la RDC, le calendrier des travaux du Sénat s’inscrit dans une stratégie globale de stabilisation du pays.
L’ensemble de ces réformes législatives et de contrôle met en lumière la capacité du Parlement à conjuguer des impératifs sécuritaires avec des réformes structurelles visant à moderniser et à redynamiser le paysage politique et économique de la République Démocratique du Congo.
Vers une RDC en transformation
L’adoption de ce calendrier flexible marque un tournant dans la vie parlementaire de la RDC, illustrant la volonté du Sénat de réagir promptement aux défis contemporains. Ce dispositif, en permettant l’ajout de nouvelles questions au fil de la session, offre une marge de manœuvre essentielle pour aborder des sujets urgents et imprévus, tout en consolidant des réformes stratégiques.
Dans un climat où les questions sécuritaires et les réformes institutionnelles se mêlent aux impératifs de développement, cette session ordinaire de mars 2025 se présente comme un levier puissant pour construire une RDC plus stable, moderne et transparente.
Les sénateurs espèrent ainsi que cette démarche facilitera la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement et contribuera à la réalisation d’une paix durable et d’un développement socio-économique harmonieux dans tout le pays.
Lydia Mangala


