Sept mois après la signature des contrats de performance entre les mandataires de l’ANAPI, de l’UC-PPP et de l’INS, le Comité de suivi-évaluation a présenté, ce jeudi, les résultats de l’exercice 2025. Cette restitution marque une étape importante dans la mise en œuvre de la réforme visant à instaurer une gestion publique axée sur les résultats au sein des établissements sous tutelle du Ministère du Plan.
Cette démarche, initiée par le Ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Son Excellence Guylain Nyembo Mbwizya, a pour but de renforcer la redevabilité dans la gestion des institutions publiques. L’objectif affiché est de passer d’une logique administrative classique à une culture de performance mesurable, où chaque action publique doit produire un impact concret pour les citoyens.
Dans son intervention, le Ministre a insisté sur l’obligation des résultats désormais imposée aux gestionnaires publics. Selon lui, la crédibilité de l’action de l’État dépend de sa capacité à produire des effets visibles, évaluables et utiles au développement national.
Le rapport du Comité de suivi-évaluation met en lumière une dynamique globalement positive au sein des trois institutions concernées, dont l’ANAPI. Des avancées notables ont été constatées dans la mise en œuvre des engagements, traduisant une appropriation progressive des principes de gestion axée sur les résultats.
Cependant, cette évaluation souligne également certaines limites. Des écarts persistent entre les objectifs fixés et les résultats atteints, notamment en raison de contraintes opérationnelles et de capacités institutionnelles variables. Le rapport recommande ainsi un accompagnement plus ciblé et un renforcement des mécanismes de pilotage pour améliorer la performance globale.
Prenant la parole au nom de son institution, la Directrice Générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, a salué les efforts des équipes engagées dans cette dynamique de transformation. Elle a reconnu les progrès réalisés tout en soulignant les défis encore à relever, notamment les retards dans la prise de certains arrêtés administratifs, les enjeux liés à la digitalisation des services et la nécessité d’un soutien renforcé de l’État pour certaines réformes stratégiques.
La cérémonie s’est conclue par la signature du procès-verbal de restitution, un acte qui consacre l’engagement renouvelé des parties prenantes en faveur de la transparence et de la performance. Plusieurs pistes d’amélioration ont été identifiées pour l’exercice à venir, dans une logique de progression continue.
Pour l’ANAPI, cette dynamique représente une opportunité de consolider son rôle stratégique dans l’amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements, au service du développement économique national.
Lydia Mangala


