Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a procédé, ce lundi 13 avril, au lancement de la première édition nationale de la formation en prise en charge pré-hospitalière.
Portée par une volonté de sauver davantage de vies dès les premières minutes critiques, cette initiative vise à doter les professionnels de santé, médecins, infirmiers, sages-femmes, mais aussi les ambulanciers et secouristes, de compétences standardisées pour intervenir efficacement avant l’arrivée des patients à l’hôpital.

« Cette formation met l’accent sur les gestes qui sauvent, notamment la réanimation cardio-pulmonaire, l’administration d’oxygène, la stabilisation des patients ainsi que l’application de protocoles d’intervention rapide », précise le communiqué officiel.
Au-delà de l’apprentissage technique, cette démarche a pour objectif de bâtir progressivement un véritable système de sécurité civile capable de répondre aux urgences de manière structurée et coordonnée sur l’ensemble du territoire.
L’initiative ne se limite pas aux seuls professionnels. Elle prévoit également une sensibilisation du grand public, avec la vulgarisation des techniques de premiers secours à travers les médias, afin de renforcer la capacité de réaction des citoyens face aux situations critiques.

Dans ce contexte, Samuel Roger Kamba a rappelé l’ampleur du défi, notamment en milieu urbain.
« La mortalité extra-hospitalière, notamment liée aux accidents de circulation, demeure l’une des principales causes de décès », a-t-il souligné, insistant sur l’urgence d’agir en amont de la prise en charge hospitalière.
Évoquant la mise en place d’un système structuré d’aide médicale d’urgence, notamment le projet de Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU), le ministre a reconnu les obstacles rencontrés jusqu’ici, tout en se montrant résolument optimiste.
« Toutefois, les conditions actuelles permettent désormais d’engager des réformes concrètes et durables », a-t-il affirmé.
La République démocratique du Congo ambitionne ainsi moderniser son système de santé et d’offrir à chaque citoyen une meilleure chance de survie face aux urgences, là où chaque seconde compte.
Lydia Mangala


