La tension sociale dans le secteur des transports a connu un début d’apaisement ce mercredi 25 février, à l’issue d’une réunion entre l’intersyndicale nationale du secteur et le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba. Les travailleurs, en grève depuis plusieurs jours, ont finalement accepté de suspendre leur mouvement, misant sur la voie du dialogue.
Face au ministre, les représentants syndicaux ont dressé un état des lieux qu’ils qualifient de préoccupant. À l’origine du mouvement de grève figurent plusieurs revendications majeures, notamment l’absence de contrats de travail formels dans certaines entreprises, le non-respect des horaires réglementaires et le non-paiement des primes de risque ainsi que des frais de mission.
Selon l’intersyndicale, de nombreuses sociétés du secteur des transports ne respecteraient pas non plus le SMIG ni les obligations liées à la sécurité sociale. Les syndicats évoquent également des anomalies dans la classification des emplois, une situation qui affecterait directement la rémunération des agents, ainsi que des cas répétés de licenciements jugés abusifs.
En réaction, le ministre de l’Emploi et Travail a réaffirmé avec fermeté la détermination du Gouvernement à faire appliquer la législation sociale en vigueur. Ferdinand Massamba a clairement prévenu que des sanctions seront prises contre toute entreprise reconnue coupable de violation des droits des travailleurs congolais.

Dans cette optique, il a instruit l’intersyndicale de transmettre la liste complète des entreprises mises en cause. Cette démarche doit permettre aux services compétents de mener des contrôles rigoureux et d’engager, le cas échéant, les procédures prévues par la loi.
Se positionnant en artisan du dialogue social et de la paix en milieu professionnel, le ministre a également appelé l’ensemble des partenaires sociaux à faire preuve de responsabilité.
À l’issue des échanges, les représentants des travailleurs ont accepté de suspendre leur mouvement de grève. Cette décision traduit leur volonté de donner une chance au processus engagé par le ministère, en privilégiant les mécanismes légaux pour le règlement du conflit.
Cette désescalade ouvre ainsi la voie à un suivi attentif du dossier, dans l’attente des contrôles annoncés et des mesures correctives promises par les autorités.
Lydia Mangala


