Un pas important vient d’être franchi dans le processus de réforme du secteur de l’électricité et de l’eau en République démocratique du Congo. Dans les locaux du Ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE) et l’Unité de Coordination et de Management des projets (UCM) ont procédé, ce jeudi 9 avril, à la signature d’un protocole d’accord spécifique relatif à la mise en œuvre du projet AGREE.
Financé par la Banque mondiale, le projet AGREE constitue l’un des principaux programmes d’appui aux réformes structurelles du secteur, visant à améliorer la gouvernance, renforcer la régulation et accélérer l’accès durable aux services d’électricité et d’eau en RDC.
À travers cet accord, l’UCM, en sa qualité de structure fiduciaire des bailleurs de fonds pour les projets du secteur, mettra son expertise technique et opérationnelle au service de l’ARE. Cette collaboration vise notamment à renforcer les mécanismes de régulation, améliorer la coordination des interventions et faciliter la mobilisation accrue des financements au bénéfice du secteur.
Mais au-delà de l’aspect technique, cet engagement marque surtout une étape stratégique dans la consolidation de la gouvernance sectorielle. Il s’agit d’une avancée en faveur d’une meilleure structuration des réformes et d’une plus grande efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques liées à l’eau et à l’électricité.
Sous le leadership du Ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, cet accord a pour objectif d’accélérer les transformations attendues dans le secteur, en collaboration étroite avec les partenaires techniques et financiers.
À la tête de l’ARE, la Directrice Générale Soraya Aziz a joué un rôle central dans la concrétisation de ce partenariat. Son action entre dans une vision axée sur le renforcement de la régulation, la modernisation des outils de gestion et l’amélioration de la performance institutionnelle.
« J’ai dit que l’ARE ne sera plus un goulot d’étranglement pour le secteur de l’électricité et je m’y emploie : désormais, c’est le programme SMG et le projet Lungudi II qui s’ouvrent. Tshikapa, Kananga, Mbuji-Mayi et Kabinda bénéficieront de centrales électriques », a déclaré Soraya Aziz.
Cette signature est ainsi perçue comme une avancée majeure pour l’ARE, qui consolide son positionnement en tant qu’acteur clé de la régulation du secteur énergétique en RDC, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière d’accès universel à l’électricité et à l’eau potable.
Avec ce nouvel accord, les bases d’une gouvernance plus efficace et d’un développement accéléré du secteur semblent désormais posées, ouvrant la voie à une meilleure desserte des populations et à une réforme plus structurée des services essentiels.
Lydia Mangala


