Le football a la mémoire longue, et Luis Enrique le sait mieux que quiconque. Malgré une large victoire (5-2) au match aller au Parc des Princes le 11 mars dernier, le Paris Saint-Germain se déplace à Londres avec des certitudes, mais aussi de sérieuses mises en garde. Si l’avance de trois buts paraît confortable, le match retour, ce mardi 17 mars à Stamford Bridge, s’annonce comme un véritable test de maturité face à Chelsea FC.
La rencontre aller avait pris des allures de démonstration offensive, notamment grâce à l’inspiration de Khvicha Kvaratskhelia, véritable poison pour la défense londonienne. Toutefois, les deux buts encaissés rappellent que les Blues disposent d’arguments offensifs capables de faire vaciller n’importe quelle équipe.
En conférence de presse d’avant-match, Luis Enrique a tenu un discours mesuré, loin de toute euphorie.
« Le deuxième match est toujours différent. C’est une équipe qui veut changer le cours des choses. Ce que je peux dire, c’est qu’on est une équipe costaude, capable de jouer contre n’importe quel cador, mais la confiance est une chose spéciale », a-t-il déclaré.
Pour l’entraîneur parisien, le score de l’aller ne garantit rien face à l’intensité émotionnelle d’un match retour à élimination directe. En s’appuyant sur des exemples récents de renversements de situation, notamment lors d’un déplacement à Birmingham face à Aston Villa la saison passée, il prépare ses joueurs à un scénario potentiellement compliqué. L’objectif est clair : ne pas subir, mais continuer à attaquer pour éteindre les espoirs adverses.

« Il y aura des moments de souffrance », a-t-il prévenu, conscient de l’atmosphère électrique qui règne à Stamford Bridge.
Si le Paris Saint-Germain parvient à se qualifier, ce sera autant grâce à son avance qu’à sa capacité à gérer la pression. Le club de la capitale a les cartes en main pour atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions de l’UEFA, mais devra faire preuve de sang-froid dans un contexte où tout peut basculer.
Comme le rappelle Luis Enrique, le football reste imprévisible, et les scénarios les plus inattendus surviennent souvent là où on les attend le moins.
Josaphat Mayi


