Le dimanche 5 avril 2026 restera une date marquante pour le territoire de Kabeya-Kamwanga, au cœur de la République démocratique du Congo. Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a procédé au lancement officiel des travaux de bitumage du tronçon de la Route nationale n°1 (RN1) reliant Kananga à Kabeya-Kamwanga.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment Jean-Claude Isaac Tshilumbayi, ainsi que des autorités provinciales du Kasaï-Oriental et des élus nationaux et provinciaux.
Un projet à forte vocation régionale et économique
Ce projet d’envergure s’inscrit dans le corridor économique transnational reliant la RDC à l’Angola. Il vise à désenclaver l’espace Kasaï, à stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays et à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale.
Il s’aligne également sur la stratégie de la Banque africaine de développement, qui soutient les initiatives favorisant le développement socio-économique et la connectivité des territoires.
Une route stratégique pour la RDC
Le tronçon concerné relie la ville de Kananga, dans le Kasaï Central, à la rivière Kakangayi, dans le territoire de Kabeya-Kamwanga (Kasaï Oriental), sur une distance de 137,5 kilomètres. Les travaux ont été officiellement lancés à partir de la cité de Kena Nkuna, chef-lieu du territoire.
Dans son allocution, le ministre a rappelé le rôle central de la RN1, qu’il a qualifiée de « colonne vertébrale » du pays. Cette route stratégique assure la liaison entre plusieurs provinces clés, notamment le Kongo Central, avec ses villes portuaires de Boma, Matadi et Moanda, et l’espace du Katanga.
Il a également salué l’impulsion donnée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans la modernisation des infrastructures nationales, ainsi que le partenariat avec la Banque africaine de développement.
Des infrastructures au-delà de la route
Le projet ne se limite pas au bitumage de la RN1. Il comprend également :
– L’aménagement de 10 kilomètres de voiries urbaines à Kananga, Kabeya-Kamwanga et Mukamba ;
– La construction d’un marché frontalier et d’une station de pesage à Kalamba-Mbuji ;
– La réalisation d’infrastructures socio-économiques : écoles, centres de santé, centres agricoles, marchés, entrepôts, forages d’eau et pistes rurales ;
– Des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière, le VIH/Sida, la Covid-19 et les violences basées sur le genre ;
– La mise en œuvre de programmes environnementaux et sociaux, ainsi que le renforcement des capacités locales
Organisation des travaux
Les travaux sont répartis en trois lots distincts :
– Lot 1 : Kananga – village Kashindi (45 km) ;
– Lot 2 : Kashindi – Bena Mulongo (45 km) ;
– Lot 3 : Bena Mulongo – rivière Kakangayi (47,5 km).
Une portée politique et symbolique
Au-delà de son importance économique, ce projet revêt une dimension politique forte. Il s’inscrit dans la dynamique de transformation des infrastructures à travers les 26 provinces du pays, impulsée par le chef de l’État.
Kabeya-Kamwanga, territoire symboliquement lié à Étienne Tshisekedi wa Mulumba, apparaît ainsi comme un point stratégique dans cette vision de développement national.
Le lancement de ce tronçon de la RN1 entre Kananga et Kabeya-Kamwanga traduit la volonté des autorités congolaises de consolider les bases d’une croissance durable, en misant sur la modernisation des infrastructures et le renforcement de l’intégration régionale.
Ben Mandjolo


