L’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé (ARSP) amorce un tournant majeur dans la modernisation de ses services. Dans un communiqué officiel publié le lundi 15 juin 2026, l’établissement a annoncé la dématérialisation complète du processus de délivrance et de renouvellement des attestations d’enregistrement des entreprises de sous-traitance, une réforme destinée à réduire les délais administratifs et à simplifier les démarches des opérateurs économiques.
Cette décision est prise dans le cadre des missions de régulation confiées à l’ARSP, notamment l’identification et l’enregistrement des entreprises autorisées à exercer les activités de sous-traitance en République démocratique du Congo. Ces données alimentent une banque d’informations servant de référence lors des appels d’offres et des opérations de contrôle menées par l’institution.
Selon le communiqué signé par le Directeur général adjoint, Ramazani Mwarabu, l’ARSP entend mettre un terme aux nombreuses lenteurs observées dans le traitement des dossiers de demande d’attestation d’enregistrement ou de renouvellement.
Désormais, l’ensemble de la procédure sera progressivement numérisé, depuis l’introduction de la demande jusqu’à la signature et à la délivrance du document final.
Cette réforme concerne également les dossiers déjà introduits auprès de l’institution et actuellement en attente de signature. Ceux-ci seront intégrés dans le nouveau système dématérialisé en cours de finalisation.
L’ARSP précise par ailleurs que les entreprises dont les attestations sont arrivées à expiration devront désormais effectuer leur renouvellement exclusivement en ligne à travers son portail officiel.
Cette évolution vise non seulement à accélérer le traitement des dossiers, mais aussi à renforcer la transparence et la traçabilité des procédures administratives.
Pour encadrer cette transition numérique, une décision du Directeur général sera prochainement prise afin de fixer, de manière non rétroactive, la durée de validité des attestations d’enregistrement et de définir les modalités pratiques du nouveau système. L’institution indique que les infrastructures informatiques ainsi que les outils techniques nécessaires à cette digitalisation sont actuellement en cours de déploiement.
L’ARSP cherche à garantir une application efficace de la loi du 8 février 2017 relative à la sous-traitance dans le secteur privé.
L’institution rappelle que cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de favoriser l’émergence d’une véritable classe moyenne entrepreneuriale congolaise à travers une meilleure intégration des entreprises locales dans les circuits économiques nationaux.
En modernisant ses procédures administratives, l’ARSP entend ainsi offrir aux sous-traitants un service plus rapide, plus accessible et mieux adapté aux exigences de la transformation numérique, tout en renforçant la gouvernance du secteur de la sous-traitance en République démocratique du Congo.

Lydia Mangala


