Le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a réagi avec fermeté à l’affaire des violences infligées à une patiente à l’Hôpital général de référence de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa. Dans une communication officielle relayée jeudi 26 mars, le ministre Roger Samuel Kamba a annoncé une série de mesures immédiates visant à sanctionner les auteurs et à restaurer la confiance dans le système de santé.
« L’hôpital doit être un lieu de soins, de dignité et de protection et jamais de souffrance », a rappelé Roger Kamba sur son compte X.
Il a dénoncé des dérives qui, selon lui, fragilisent durablement le système sanitaire congolais et ternissent l’image de toute une profession.
Ces déclarations interviennent après réception d’un rapport de l’Inspection générale de la santé faisant état de violences physiques et psychologiques subies par une patiente, ainsi que d’une atteinte à son intimité aggravée par la diffusion d’images sur les réseaux sociaux.
Face à la gravité des faits, le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a décidé de transmettre le dossier aux autorités judiciaires compétentes. Le Conseil de l’Ordre des médecins a également été saisi pour engager des procédures disciplinaires à l’encontre des professionnels impliqués. Parmi les premières mesures prises figure la suspension préventive des agents identifiés, en attendant les conclusions des enquêtes judiciaires et ordinales.
Au-delà des sanctions individuelles, les autorités sanitaires annoncent une réponse structurelle. Une inspection extraordinaire a été ordonnée à l’Hôpital général de référence de Kinkole, tandis qu’un audit national des pratiques de prise en charge sera mené dans l’ensemble des structures sanitaires, publiques, privées et conventionnées, à travers la République démocratique du Congo. L’objectif est d’identifier les dysfonctionnements et de renforcer les mécanismes de contrôle et de qualité des soins.
Dans la même dynamique, le ministère poursuit la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes et signalements. Ce mécanisme vise à améliorer la transparence, le suivi des cas et la sécurité des patients dans toutes les structures de santé.
Le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale rappelle que tout patient a droit à des soins dignes, sans distinction, et que tout manquement grave fera l’objet de sanctions immédiates, exemplaires et rendues publiques, quel que soit le statut des auteurs.
Cette réaction intervient dans un contexte de forte indignation au sein de l’opinion publique, après la diffusion d’images choquantes ayant relancé le débat sur les violences en milieu médical.
À travers ces mesures, Roger Kamba alerte sur la tolérance zéro face aux atteintes à la dignité des patients et d’un engagement à réformer en profondeur les pratiques dans le système de santé congolais.
Voici le communiqué du ministère de la santé :
Lydia Mangala



