La République démocratique du Congo et le Rwanda ont franchi un nouveau cap diplomatique en signant, jeudi 4 décembre à Washington, un accord de paix sous la médiation du président américain Donald Trump. La cérémonie, organisée au siège de l’Institut Donald Trump pour la Paix, a réuni plusieurs dirigeants africains venus soutenir cette étape qualifiée d’historique.
Parmi les personnalités présentes figuraient le président angolais João Lourenço, le président burundais Évariste Ndayishimiye, la vice-présidente ougandaise Jessica Alupo, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ainsi que l’ex-chef d’État kenyan Uhuru Kenyatta. Leur présence collective témoignait d’un appui régional à ce processus visant à stabiliser durablement la région des Grands Lacs.
Donald Trump, qui a dirigé la cérémonie, a salué « un accord historique » et « un document puissant capable de transformer le destin de toute une région ». Malgré cet enthousiasme, les deux signataires ont adopté un ton mesuré, soulignant la complexité du chemin à parcourir.
Le président congolais Félix Tshisekedi a évoqué « un tournant important », tout en rappelant que « le chemin qui s’ouvre sera exigeant et parfois difficile ». Son homologue rwandais Paul Kagame a qualifié la démarche de « médiation pragmatique », avertissant toutefois que « l’application de l’accord connaîtra des hauts et des bas ».
Cet accord constitue une nouvelle tentative de désescalade entre Kinshasa et Kigali, alors que les tensions restent vives dans l’est de la RDC. Malgré les défis, les deux dirigeants ont réaffirmé leur détermination à offrir une réelle chance à la paix et à respecter les engagements pris à Washington.
Joséphine Mawete


