Le Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État (CNSSAP), Junior Mata M’Elanga, est intervenu, le mercredi 17 décembre 2025, lors des Conférences annuelles du service public (CASP 2025), à l’occasion du panel 3 consacré à la qualité des services publics, à la transparence et à la culture du service aux citoyens.
Son exposé a mis en lumière l’importance stratégique de la gestion des risques combinée au système de management de la qualité, présentés comme des piliers incontournables de la gouvernance moderne.
Moderniser l’action publique pour restaurer la confiance des citoyens

Dans un contexte où les administrations publiques sont appelées à se transformer pour améliorer leur performance et regagner la confiance des citoyens, le DG de la CNSSAP a souligné que la bonne gouvernance repose sur trois dispositifs clés notamment la gestion des risques, le système de contrôle interne (SCI) et le système de management de la qualité (SMQ).
Selon Junior Mata, ces mécanismes ne doivent plus être perçus comme de simples outils techniques, mais comme de véritables leviers de différenciation, de performance et de crédibilité institutionnelle, indispensables aussi bien aux ministères, administrations, entreprises publiques qu’aux politiques et projets de développement.
La gestion des risques, socle de la gouvernance moderne
Le Top Manager de la CNSSAP a insisté sur le caractère incontournable de la gestion des risques dans les organisations publiques contemporaines.
Il a rappelé l’obligation pour celles-ci d’identifier, cartographier et anticiper leurs risques, tout en définissant des points de contrôle efficaces et des mécanismes de reporting intégrés dans des manuels de procédures clairs et opérationnels.
L’implémentation de systèmes de contrôle interne robustes, assortis de plusieurs niveaux de contrôle et respectant les principes fondamentaux du contrôle interne, permet ainsi de maîtriser les activités, d’optimiser les ressources et d’améliorer durablement la performance des institutions publiques.
Le management de la qualité au service de l’usager

Abordant le système de management de la qualité, Junior Mata a expliqué que celui-ci, inspiré notamment de la norme ISO 9001, vise une meilleure compréhension de la chaîne de valeur et des processus interactifs orientés vers la satisfaction du citoyen-usager.
Il repose sur une logique d’amélioration continue, garantissant des services publics plus efficaces, plus transparents et mieux adaptés aux attentes de la population.
L’exemple de la CNSSAP comme modèle de performance
En conclusion, le Directeur général de la CNSSAP a souligné que le rétablissement de l’échelle des valeurs dans la gouvernance publique dépend étroitement de la mise en œuvre effective de la gestion des risques et de systèmes de contrôle interne performants.
Ces dispositifs, a-t-il affirmé, constituent les véritables facteurs explicatifs de la performance institutionnelle, de la réputation et des distinctions obtenues par la CNSSAP au fil des années.
À travers cette intervention, Junior Mata a réaffirmé la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance publique en RDC, fondée sur la rigueur, la qualité et la responsabilité au service des citoyens.
Lydia Mangala


