À la veille de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae, a officialisé, vendredi 7 mars 2026, une convention de collaboration stratégique entre son ministère et la Fondation Friedrich Ebert (FES), en présence de l’ambassadeur de la Allemagne, de députés nationaux, de sénateurs ainsi que de plusieurs personnalités du monde institutionnel et diplomatique.
Cette alliance est présentée comme un levier concret destiné à accélérer la mise en œuvre des politiques sociales en République démocratique du Congo. Dans un discours empreint de fermeté et de vision, la ministre a insisté sur la nécessité de passer d’une phase de conception des politiques publiques à celle des résultats tangibles.

Selon Micheline Ombae, la protection de l’enfance constitue l’un des axes majeurs de cette collaboration. Après la validation de la Politique nationale de l’enfant, le défi consiste désormais à traduire ce cadre stratégique en actions visibles sur le terrain. L’initiative prévoit notamment la mise en place de parlements et de comités d’enfants ainsi qu’un vaste programme de sensibilisation contre les violences en milieu scolaire.

Le partenariat prévoit également de renforcer les mécanismes juridiques de protection des mineurs. Cela passera par un appui aux tribunaux pour enfants et par l’opérationnalisation des comités de médiation, afin d’améliorer l’accès à la justice pour les plus jeunes. La lutte contre les mariages précoces et la promotion de l’éducation à la santé sexuelle des jeunes filles figurent aussi parmi les priorités identifiées.
Au-delà de l’enfance, le ministère entend agir sur le socle même de la société congolaise : la famille. Grâce à l’appui de la Fondation Friedrich Ebert, le gouvernement veut accélérer la vulgarisation du Code de la famille et encourager l’enregistrement systématique des mariages et des naissances. Pour les autorités, il s’agit d’un enjeu central, car garantir une identité juridique dès la naissance constitue la première étape vers la pleine citoyenneté.

Dans son intervention, la ministre a rappelé que cette dynamique entre dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la protection sociale, l’égalité des chances et la promotion des droits de l’enfant au cœur de l’action gouvernementale.
« Ce vendredi marque l’avènement d’une alliance stratégique majeure avec la Fondation Friedrich Ebert. Plus qu’un acte formel, cet accord est le bras armé de notre ambition politique : convertir notre idéal social en une réalité concrète et salvatrice pour chaque famille congolaise », a déclaré la ministre.

Elle a également insisté sur l’importance d’une application effective des textes existants, notamment le Code de la famille, afin que les principes juridiques deviennent un véritable socle de protection pour les citoyens. Dans cette perspective, l’enregistrement systématique des naissances est érigé en priorité nationale.
« Octroyer une identité juridique à chaque enfant, c’est lui conférer une existence pleine et entière au sein de la République », a-t-elle affirmé, tout en réaffirmant son engagement à lutter contre toutes les formes de violence en milieu scolaire.

L’année 2026 pourrait ainsi marquer un tournant vers des politiques plus concrètes et plus efficaces au service des femmes, des enfants et des familles de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


