Dans une logique de renforcement de la coopération institutionnelle, l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) a effectué une visite de travail auprès de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), marquant une étape importante vers une meilleure coordination entre régulateurs en République démocratique du Congo.
Cette rencontre a pour objectif de consolider les pratiques de régulation dans des secteurs clés pour le développement du pays, notamment l’électricité et les télécommunications. Elle a permis aux deux institutions d’échanger sur leurs expériences respectives, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité des mécanismes de contrôle et d’encadrement des opérateurs.
Au cœur des discussions, l’ARPTC, considérée comme l’un des régulateurs les plus expérimentés du pays, a partagé son expertise sur plusieurs aspects stratégiques. Il s’agit notamment de la gestion des situations de non-conformité des opérateurs, du renforcement de la crédibilité des décisions réglementaires, de la coordination avec les autres institutions publiques et de l’utilisation des données pour assurer un suivi rigoureux de l’évolution du secteur.
De son côté, l’ARE est revenue sur les progrès réalisés depuis la libéralisation du secteur de l’électricité, tout en mettant en lumière les défis persistants. Parmi ceux-ci figurent le respect des normes par les opérateurs, la discipline sectorielle et la mobilisation des ressources nécessaires au bon fonctionnement du système.

Les échanges ont également mis en évidence une commune préoccupation de trouver l’équilibre entre l’application stricte des décisions de régulation et le maintien d’un climat de confiance avec les acteurs du secteur. Un enjeu crucial pour garantir à la fois la stabilité et la performance des services essentiels.
Au-delà des questions techniques, les deux institutions ont abordé des thématiques transversales devenues incontournables, telles que la digitalisation des services, la protection des données et la modernisation des outils de gestion. Autant de leviers indispensables pour adapter la régulation aux exigences contemporaines.
À l’issue de cette rencontre, l’ARE et l’ARPTC ont convenu de renforcer leur collaboration à travers plusieurs actions concrètes, notamment la désignation de points focaux, la mise en place d’un cadre d’échanges réguliers et le développement de synergies sur des sujets d’intérêt commun.
« On ne réinvente pas la roue, on l’adapte. Très bon échange avec le doyen des régulateurs congolais. Pérenniser et élargir ce cadre de partage d’expériences est essentiel pour une régulation plus forte en RDC », a déclaré Soraya Aziz, directrice générale de l’ARE, à la fin suite de la séance de travail.

Les deux institutions travailleront donc en synergie pour bâtir une régulation plus moderne, cohérente et performante, au service de l’intérêt général et du développement durable du pays.
Lydia Mangala


