La Première Ministre Judith Suminwa a reçu, ce lundi 14 juillet 2025, le Panel des Facilitateurs de la Médiation africaine pour la paix en RDC, conduit par les anciennes cheffes d’État Sahle-Work Zewde et Catherine Samba Panza, respectivement de l’Éthiopie et de la République Centrafricaine.
Au cœur des échanges, il a ete question de la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 27 juin à Washington et l’état d’avancement des pourparlers de Doha, en vue de ramener la stabilité dans l’est du pays.
Faire vivre l’accord auprès des populations

Catherine Samba Panza a insisté sur la nécessité pour les Congolais de s’approprier pleinement l’accord de Washington :
« Nous voulons que la population s’imprègne de cet accord, s’approprie cet accord et sache que c’est une ouverture vers la paix et la stabilité », a-t-elle exhorté.
Son propos soulignait l’étape cruciale que constitue la diffusion et l’appropriation citoyenne du texte, condition sine qua non pour transformer ce pacte politique en réalité durable sur le terrain.
Un optimisme prudent pour Doha

Sahle-Work Zewde, pour sa part, s’est dite confiante quant à l’issue positive des négociations de Doha :
« Nous pensons que ça évolue dans le bon sens et j’espère que ça aboutira à une solution qui permettra au reste de fonctionner », a-t-elle estimé.
L’ancienne présidente éthiopienne a rappelé le rôle déterminant que l’Union africaine devra jouer dans la mise en œuvre de tout accord futur, illustrant la complémentarité entre médiation internationale et leadership continental.
Hommage au leadership féminin

En conclusion de la rencontre, le Panel a rendu hommage au leadership de Judith Suminwa, première femme Première Ministre de la RDC, pour son engagement à conduire ces processus de paix : son cap ferme en faveur d’un retour durable de la sécurité dans l’est du pays a été salué comme un exemple de détermination politique et d’inclusion.
Par ce face-à-face, Kinshasa a montré sa volonté d’ancrer dans le dialogue et l’écoute citoyenne l’accord de paix de Washington, tout en cultivant l’espoir de voir, très prochainement à Doha, de nouvelles avancées vers la réconciliation et la reconstruction de l’Est congolais.
Lydia Mangala


