Makomi ya Lynn, un espace de réflexion et d’apprentissage initié par Lynn Mazianda, a organisé, le samedi 21 mars, une rencontre en ligne autour du thème : « Trahi-e : Comment reconstruire la confiance dans un couple ». Une session riche en enseignements, qui a réuni plusieurs intervenants autour de la trahison au sein des couples, tout en s’ouvrant egalement aux célibataires en quête de conseils.
Dès l’ouverture, le ton a été donné. La modératrice Sylvie Damona a veillé à instaurer un cadre propice à la parole, encourageant l’écoute et le respect mutuel. Les participants ont ainsi pu suivre les échanges en toute sérénité, interagir et se sentir pleinement impliqués.
Revenant sur la genèse de cette initiative, Lynn Mazianda a expliqué l’origine de la plateforme. Elle a été inspirée par la prolifération de contenus négatifs sur le mariage, notamment sur les réseaux sociaux comme TikTok. Face à cette tendance, elle a choisi de proposer un espace sain, centré sur la réflexion, l’apprentissage et des échanges constructifs autour des relations humaines.
Au départ, elle partageait simplement des messages sur WhatsApp autour de la vie de couple, souvent enrichis par l’apport de psychologues. Très vite, une communauté engagée s’est formée. Aujourd’hui, Makomi ya Lynn s’impose comme un espace d’échange fondé sur des valeurs essentielles : respect, écoute, compréhension. On y aborde des thématiques variées comme la santé sexuelle, l’équilibre dans le mariage ou encore la maternité, toujours sans jugement.
Au cœur de la rencontre, les interventions ont profondément marqué les esprits par leur authenticité et leur portée.
La première intervenante, Cynthia Samba, a conduit les participants dans une démarche introspective, mêlant compréhension et guérison. À travers un exercice d’imagination, elle a invité chacun à se reconnecter à soi dans un environnement apaisant.
« Mon conjoint a librement et volontairement partagé son corps, mon corps, avec une autre personne », a expliqué Cynthia Samba, invitant les participants à ne pas minimiser la douleur de la trahison.
« Pleure, enroule-toi par terre, dis ce que tu ressens », a-t-elle ajouté, insistant sur la nécessité d’exprimer ses émotions pour entamer un véritable processus de guérison.
« La personne que j’aimais m’a trahi, mais Christ m’aime et ne me trahira jamais. Je peux surmonter cette épreuve et en sortir victorieux », a-t-elle poursuivi, soulignant la place de la foi comme levier de reconstruction intérieure.
Dans la même dynamique, elle a proposé des pistes concrètes pour reconstruire la sécurité émotionnelle entre autres apprendre à comprendre ses réactions, établir de nouvelles limites et s’entourer de personnes de confiance. Une approche qui invite à se recentrer sur soi tout en avançant avec lucidité.

Les pasteurs Daniel Diyoka et Francis Ngawala ont, quant à eux, apporté une lecture spirituelle de la trahison et du processus de reconstruction.
Le pasteur Daniel Diyoka a mis l’accent sur la nécessité de se redéfinir après une blessure. Selon lui, la trahison entraîne souvent trois pertes majeures notamment celle de l’identité, des repères et de la capacité d’aimer.
« Beaucoup ne savent plus qui ils sont », a souligné le pasteur Daniel Diyoka, évoquant la perte d’identité que peut engendrer une trahison.
Il a encouragé les participants à se reconnecter à leur Créateur pour retrouver leur essence et reconstruire des bases solides.
« Pour retrouver notre capacité d’aimer, nous avons besoin d’une force surnaturelle », a-t-il ajouté, appelant à un retour vers le Créateur pour se reconstruire pleinement.
De son côté, le pasteur Francis Ngawala a abordé la trahison comme une rupture profonde d’alliance, prenant racine dans le cœur. Il a opposé à cette réalité la notion de grâce, qu’il définit comme une force capable de restaurer ce qui a été brisé.
« La trahison est une rupture d’alliance qui commence dans le cœur », a-t-il expliqué, mettant en lumière la dimension intérieure de cette blessure.

Il a toutefois rappelé que le pardon est nécessaire, mais reconstruire une relation après une trahison reste un chemin exigeant.
Au fil des interventions, il faut retenir que malgré la douleur, la reconstruction est possible. Chacun peut se relever, guérir et retrouver une paix intérieure.
« La grâce de Dieu est suffisamment puissante pour te relever. Marche avec assurance sur le chemin du salut que Dieu t’a accordé en Jésus-Christ notre Rédempteur », a rappelé Cynthia Samba, appelant chacun à avancer avec foi et assurance.
Au-delà des mots, cette rencontre a offert un véritable espace de transformation. Entre confidences, conseils et enseignements, les participants en sont repartis avec des outils concrets, une foi renouvelée et, surtout, l’espoir de pouvoir reconstruire leur vie affective avec dignité et confiance.
Makomi ya Lynn confirme ainsi sa vocation de créer un cadre où l’on apprend à mieux comprendre les relations, à guérir des blessures invisibles et à reconstruire, pas à pas, une vie affective plus saine et plus consciente.
Joelle Luniongo


