Vingt-six présidents provinciaux de la jeunesse ont pris part à un atelier d’échange consacré à la lutte contre les violences numériques faites aux filles et aux femmes, une initiative portée par le Conseil national de la jeunesse (CNJ) en partenariat avec le PNUD-RDC.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme, qui mobilise chaque année institutions, organisations et communautés autour de la lutte contre les violences basées sur le genre.
Une mobilisation nationale autour de la protection des femmes et des filles
L’atelier a réuni les représentants provinciaux venus de tout le pays, déterminés à jouer un rôle majeur dans la sensibilisation et la prévention des violences numériques.
Avec l’essor des réseaux sociaux et des espaces virtuels, les violences envers les jeunes filles entre autres harcèlement, extorsion d’images, cyberintimidation, se multiplient et nécessitent une réponse coordonnée, informée et soutenue.
Le format de la campagne, articulé à la fois en ligne et en présentiel, permettra aux leaders de la jeunesse de relayer les messages, de conduire des actions de formation et de faire entendre la voix des jeunes dans leurs provinces respectives.
Un partenariat renforcé entre le CNJ et le PNUD
Lors de cet atelier, l’importance stratégique de cette collaboration a été soulignée. Cette rencontre marque un premier pas vers un partenariat structurant entre l’organe représentatif de la jeunesse congolaise et le Programme des Nations Unies pour le développement.
« Ceci n’est qu’un premier pas vers un merveilleux mariage entre la jeunesse congolaise et le PNUD. Ensemble, nous pouvons bâtir un pays où les femmes et les filles évoluent dans un espace numérique sécurisé et respectueux », a déclaré Christévie Melly, Vice-présidente en charge du genre du CNJ.
Les jeunes, moteurs de changement dans les provinces
En acceptant d’être acteurs de cette campagne, les présidents provinciaux affirment leur volonté de devenir les ambassadeurs d’un numérique plus sûr.
Ils se sont engagés à organiser des sessions de sensibilisation, à mobiliser les organisations locales et à favoriser l’adoption de comportements responsables sur les plateformes numériques.
Pour le CNJ, cette mobilisation nationale offre une opportunité unique d’installer durablement une culture de prévention, lutter contre les abus en ligne et promouvoir un leadership jeune, sensible à l’équité et aux droits humains.
Une dynamique qui se poursuivra au-delà des 16 jours
Si l’atelier marque officiellement le lancement des activités, les parties prenantes ont insisté sur la nécessité d’inscrire cette lutte dans la durée.
Car au-delà des 16 jours d’activisme, l’objectif est de créer des mécanismes pérennes capables de protéger les femmes et les filles dans l’espace numérique, tout en renforçant la gouvernance participative et l’implication des jeunes.

En quittant l’atelier, les 26 présidents provinciaux ont exprimé leur motivation à devenir les relais d’un combat essentiel pour l’avenir du pays : faire de l’espace numérique congolais un lieu d’opportunités, et non un terrain de violences.
Lydia Mangala


