Les activités marquant la célébration de la Journée internationale des droits de la femme ont été officiellement clôturées ce mardi 31 mars 2026 sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Cette clôture est intervenue dans un contexte particulier, coïncidant avec la célébration de la deuxième édition de la Journée nationale de la Masculinité positive.
Dès l’ouverture du mois dédié aux droits des femmes, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, avait réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer la place de la jeune fille dans la société. Une ambition qui passe notamment par l’école, considérée comme un levier essentiel pour encourager le leadership féminin et promouvoir les droits des filles à tous les niveaux.
Dans cette dynamique, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté s’impose aujourd’hui comme un acteur clé dans la promotion de la masculinité positive. L’objectif est d’agir dès le bas âge pour déconstruire les stéréotypes et normes socioculturelles qui entretiennent les inégalités entre les sexes.
Depuis août 2025, des contenus éducatifs spécifiques consacrés à la masculinité positive ont été élaborés pour être intégrés dans les programmes scolaires. Ces modules, conçus avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement et du gouvernement canadien, ont été validés lors d’un atelier organisé à Matadi, en collaboration avec les ministères de l’Éducation et du Genre, Famille et Enfant.
Ces travaux ont mobilisé plusieurs experts sous la supervision de la Direction de l’Éducation à la Vie Courante (DEVC), dont la mission est de protéger les élèves contre les violences et les discriminations en milieu scolaire.
Axés sur des valeurs telles que l’égalité, le respect, la coresponsabilité et la non-violence, ces nouveaux contenus pédagogiques visent à déconstruire les schémas de socialisation basés sur une masculinité dominante ou oppressive. Ils s’inscrivent dans une approche globale de lutte contre les violences basées sur le genre, encore très présentes dans la société congolaise.
À travers cette réforme, les autorités entendent également impliquer davantage les garçons dans la lutte contre ces violences, en leur faisant comprendre qu’il ne s’agit pas uniquement d’une problématique féminine, mais d’une responsabilité collective.
Pour le gouvernement, l’école joue un rôle déterminant dans la formation des citoyens de demain. L’intégration de la masculinité positive dans les curricula ne se limite donc pas à l’introduction d’un nouveau module, mais constitue un véritable levier de transformation sociale, en faveur d’une société plus égalitaire, inclusive et pacifique.
Cette initiative entre dans le cadre de la Stratégie nationale de promotion de la masculinité positive, qui vise à engager activement les hommes et les garçons dans le changement des mentalités.
À ce jour, les différentes parties prenantes poursuivent le travail autour de la mise en œuvre de la feuille de route adoptée à Matadi, avec pour objectif d’accélérer l’intégration effective de ces contenus dans le système éducatif congolais.
Lydia Mangala


