Kinshasa, le 27 novembre 2025 Avant les slogans mondiaux, avant les couleurs vives, un combat local s’organise, porté par des femmes pour des femmes.
À Kinshasa, c’est la Fondation Femmes et STEM Asbl qui prend la tête du récit.
Ce 28 novembre 2025, à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), elle transformera l’enceinte académique en tribune citoyenne pour dénoncer l’oppression numérique, un fléau qui gagne du terrain et fait vaciller de nombreuses vies.
Dès les premières heures de sa communication, la Fondation a fait un choix fort : un fond noir sur ses visuels. Une teinte volontairement lourde, qui symbolise le climat d’enfermement et d’oppression que subissent encore aujourd’hui les femmes et les jeunes filles en RDC dans l’espace digital.
Ici, les violences voyagent vite, marquent profond et disparaissent rarement : cyberharcèlement, chantage, diffamation, sextorsion ou usurpation d’identité, les blessures sont souvent silencieuses, mais les dégâts, eux, sont réels.
16 jours d’activisme : un thème mondial, une urgence congolaise
En s’inscrivant dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, lancés du 25 novembre au 10 décembre 2025, la Fondation Femmes et STEM rappelle que le combat ne se limite plus aux rues ou aux foyers, mais s’étend désormais aux écrans, aux conversations, aux commentaires et aux algorithmes.
Cette année, le thème est clair et universel :
« Unissons-nous pour mettre fin à la violence numérique à l’égard de toutes les femmes et les filles ».
Un message que la Fondation replace immédiatement dans le contexte national : le numérique, jadis perçu comme un espace de liberté, devient parfois un tribunal sans juge, où la dignité et l’honneur sont mis à nu pour quelques clics.
Orangez le monde : la lumière face à l’ombre
Mais pour combattre l’ombre, il faut une lumière. Et cette lumière, c’est l’orange de la campagne Orangez le monde, relayée ici comme un bouclier symbolique et un engagement collectif.
Pour la Fondation, l’orange dit ceci : nous brisons le silence, nous dénonçons la violence, nous protégeons les victimes, nous reprenons l’espace.
Lors de la journée du 28 novembre à l’UPN, prévue de 09h00 à 12h30, la Fondation promet un moment d’échanges humain, direct et sans filtre, sous le haut patronage de la Présidence de la République, via sa coordination spécialisée en charge de la jeunesse et de la lutte contre les violences faites aux femmes et contre la traite des personnes.
Un sursaut nécessaire
L’initiative de la Fondation Femmes et STEM n’a rien d’un exercice théorique. Elle est un cri d’alerte, un espace d’écoute, un message d’espoir :
• Prévenir avant que la violence ne devienne virale
• Accompagner celles qui souffrent déjà
• Protéger les familles, les carrières, les réputations
• Rendre l’espace digital à son objectif premier : connecter, inspirer, construire pas détruire
Soulignons que Kinshasa mérite mieux, parce que ses femmes portent l’avenir, et parce que ce combat doit devenir culturel et générationnel, la Fondation appelle à un sursaut : ne plus subir, mais agir.
Kinshasa ne marche pas derrière, elle ouvre la voie. Et par la voix de la Fondation Femmes STEM, elle se lève contre l’oppression numérique.
Joséphine Mawete


