Lors du colloque international sur les enjeux environnementaux liés aux activités extractives, tenu à Boulogne-sur-Mer en France du 15 au 16 octobre 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) a été dignement représentée par Cim’s Mulungungu Nachinda, Directeur Juridique du Cadastre Minier (CAMI) et Professeur associé à l’Université de Kinshasa.
Invité à intervenir sur le thème : « Les obligations environnementales de l’exploitation minière à la lumière du Code minier de la République Démocratique du Congo », l’expert congolais a mis en exergue les avancées juridiques et institutionnelles majeures introduites par la réforme du Code minier de 2018.
Une réforme qui place l’environnement au centre du développement minier
Dans son exposé, Cim’s Mulungungu a expliqué que la réforme du Code minier congolais constitue un tournant décisif dans la gouvernance du secteur extractif.
Désormais, les exigences environnementales sont intégrées à toutes les étapes du cycle minier, de l’exploration à la fermeture du site.
L’orateur a notamment insisté sur le rôle accru du ministère de l’Environnement à travers l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), chargée de veiller à la conformité écologique des projets miniers.
Il a également présenté les principaux outils réglementaires mis en œuvre :
– L’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) ;
– Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) ;
– Le Plan d’Atténuation et de Réhabilitation (PAR) ;
– Ainsi que les mécanismes de sûreté financière imposés aux entreprises pour garantir la restauration des sites après exploitation.
Des obligations comme leviers de durabilité
En conclusion, Cim’s Mulungungu a rappelé que ces obligations environnementales ne doivent pas être perçues comme de simples formalités administratives, mais comme de véritables leviers de durabilité.
Elles visent à assurer un équilibre entre la rentabilité économique et la préservation des écosystèmes, tout en garantissant la protection des communautés locales affectées par les activités minières.
Pour le juriste congolais, cette approche intégrée constitue un modèle à renforcer afin de bâtir un secteur extractif responsable et respectueux des engagements environnementaux internationaux.
Une contribution congolaise saluée
L’intervention de Cim’s Mulungungu Nachinda a été saluée par plusieurs participants du colloque comme une contribution essentielle à la réflexion sur la gouvernance minière durable en Afrique et dans le monde.
La RDC, dotée d’un des sous-sols les plus riches de la planète, entend ainsi poursuivre ses efforts pour concilier développement économique, protection de l’environnement et bien-être des populations, des valeurs au cœur de la vision nationale de développement durable.
Lydia Mangala


