Le mardi 25 mars 2025, la session spéciale de l’épreuve préliminaire destinée aux candidats autodidactes s’est tenue dans la province éducationnelle du Sud-Kivu 1.
Malgré un contexte de tension marqué par des affrontements entre patriotes Wazalendo et l’armée rwandaise sous couvert du M23, 301 candidats, dont 164 filles, se sont présentés à l’examen répartis sur six des huit centres prévus.
Des centres d’examen impactés par l’insécurité
Alors que la majorité des centres fonctionnent normalement, plusieurs établissements, notamment ceux de la sous-division de Kabare 2 et Walungu 4, n’ont pas pu ouvrir leurs portes en raison des violences.
Certains candidats ont même dû se déplacer jusqu’à Bukavu pour pouvoir passer l’examen, illustrant l’impact direct du conflit sur l’accès à l’éducation dans la région. Cette situation met en lumière l’urgence d’une intervention sécuritaire afin de garantir le bon déroulement des activités éducatives dans une province déjà fragilisée.
Appel à une action gouvernementale renforcée
Le Directeur de la province éducationnelle du Sud-Kivu 1, Léon Tosweswe, a exprimé son inquiétude quant à la sécurité des candidats et la continuité de ces épreuves cruciales pour l’avenir des autodidactes.
« Pour sécuriser les interventions, l’examen et les participants, il faut qu’un cessez-le-feu soit observé dans la province en attendant un règlement définitif du conflit. Le gouvernement de la République devrait également prendre en charge les frais de participation aux épreuves certificatives », a-t-il déclaré à la Direction de gestion de la communication du ministère de l’Éducation nationale.
Ce plaidoyer intervient dans un contexte où le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté demeure déterminé à surmonter les défis sécuritaires pour garantir la réussite des examens.
Les autorités sont appelées à renforcer les mesures de sécurité et à fournir un soutien financier aux candidats, afin de réduire l’impact des conflits sur le système éducatif.
Face à un environnement instable, cette session d’examen spécial témoigne de la résilience des élèves et de la volonté du gouvernement de maintenir le cap malgré les défis.
L’enjeu est de taille, car la réussite de ces épreuves est cruciale pour l’inclusion des autodidactes dans le système éducatif formel et pour l’avenir du développement humain dans la région.
Lydia Mangala


