
Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) devenu chef rebelle à la tête de la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC), voit ses biens saisis par l’État congolais. Alors que leur vente aux enchères avait été annoncée pour le 31 janvier 2025, ils seront finalement affectés aux services de la justice civile et militaire. Cette décision marque une étape supplémentaire dans l’application des sanctions prises à son encontre après sa condamnation par la Haute Cour militaire.
Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a officialisé cette mesure à travers un communiqué publié le jeudi 30 janvier sur son compte X. Conformément aux arrêts rendus par la Haute Cour militaire et la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, les propriétés confisquées ne seront plus cédées à des acquéreurs privés, mais intégrées au patrimoine public pour renforcer les infrastructures de la justice. Parmi ces biens figurent plusieurs résidences situées dans des quartiers prisés de la capitale, un hôtel et d’autres actifs immobiliers. L’administration foncière devra procéder à la modification des titres pour entériner leur réaffectation.
Corneille Nangaa, condamné à mort il y a quelques semaines pour haute trahison et atteinte à la sûreté de l’État, est accusé d’avoir rejoint les rangs du M23 et de collaborer avec le Rwanda dans l’agression menée contre la République démocratique du Congo. Son implication dans l’instabilité à l’Est du pays a conduit les autorités à prendre des mesures fermes contre lui et ses complices. La confiscation et l’affectation de ses biens s’inscrivent dans cette dynamique, visant à sanctionner ceux qui se rendent coupables d’actes portant atteinte à la souveraineté nationale.
L’initiative initiale de vendre ces biens aux enchères devait permettre de financer l’indemnisation des victimes du conflit. La nouvelle orientation prise par le gouvernement privilégie leur mise à disposition des institutions judiciaires congolaises, dans un contexte où le renforcement de ces structures demeure essentiel face aux défis sécuritaires et à la lutte contre l’impunité. Cette décision traduit également la volonté des autorités de garantir une meilleure administration de la justice en dotant ses services de moyens supplémentaires pour accomplir leur mission.
Lydia Mangala


Un commentaire
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