Né le 14 septembre 1955 dans la banlieue de Chicago, Robert Francis Prevost grandit dans un foyer où se mêlent origines françaises, italiennes et espagnoles.
Très tôt, il se passionne pour les questions intellectuelles, mathématiques, philosophie, puis théologie.
Diplômé en 1977 de Villanova University, il entre aussitôt au noviciat des Augustins à Chicago, où il prononce ses vœux solennels en 1981.
Des débuts estudiantins à Villanova
À Villanova, Prevost se distingue par son goût pour l’analyse abstraite et la réflexion critique.
Ces années d’études l’amènent, dès 1981, à poursuivre une fois ordonné prêtre une licence puis un doctorat en théologie à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin à Rome.
Sa thèse, axée sur le droit canonique, jette les bases de l’expertise qu’il déploiera plus tard dans la Curie romaine.
Une mission péruvienne formatrice

En 1985, il rejoint la mission augustinienne au Pérou.
À Chulucanas, il assure la chancellerie de la préfecture apostolique, puis, à Trujillo, forme et enseigne le droit canonique dans le séminaire diocésain (1988–1998).
Cette décennie latino-américaine façonne son attachement aux Églises locales, développe son sens de la pédagogie ecclésiale et affine son approche de la gouvernance pastorale.
De Rome au Vatican
Élu provincial des Augustins au Pérou (1998–2001), il est rappelé à Rome comme prieur général (2001–2013), pilotant un ordre religieux mondial.
Nommé en 2014 évêque de Chiclayo par le pape François, il modernise le diocèse et renforce la formation du clergé.
En 2023, le pape le fait préfet du Dicastère pour les évêques, puis, cardinal-évêque d’Albano en février 2025.
Son élection au siège de saint Pierre en cette date du 8 mai 2025 parachève un parcours marquant, où expertise canonique et expérience missionnaire convergent pour une Église en dialogue avec le monde.
Polyglotte et pragmatique, le pape Prevost incarne un pont entre les cultures, les continents et les générations, fidèle à son double héritage américain et péruvien.
Lydia Mangala


