Ce mercredi 18 février 2026, une atmosphère de sérénité et de dévotion enveloppe la République démocratique du Congo. Officiellement, le croissant lunaire a marqué le début du mois de Ramadan 1447 de l’hégire, lançant un marathon spirituel de trente jours pour des millions de fidèles à travers le pays et le continent.
Un mois de lumière et de discipline spirituelle. Le Ramadan ne se résume pas à une simple privation de nourriture. En tant qu’un des cinq piliers de l’Islam, il représente un voyage intérieur intense. De l’aube jusqu’au coucher du soleil, les musulmans s’abstiennent de boire, de manger, de fumer et de toute relation charnelle. C’est un temps où le corps s’efface pour laisser place à l’élévation de l’âme à travers la prière intensifiée et la lecture du Coran.
La fin de ce mois sacré, marquée par la fête de l’Aïd el-Fitr, est prévue aux alentours du 19 ou 20 mars 2026, selon l’observation finale du croissant lunaire. Entre tradition et modernité astronomique, cette année 2026 se distingue par une harmonie remarquable entre la tradition ancestrale et la science. La combinaison des méthodes d’observation visuelle à l’œil nu et des calculs astronomiques modernes a permis de réduire les incertitudes historiques.
Cette précision a favorisé une unité de pratique rare. La RDC partage ce calendrier avec de nombreuses nations africaines telles que le Sénégal, le Mali, le Nigeria, le Bénin ou encore la Tanzanie. Cette synchronisation renforce le sentiment d’appartenance à une communauté mondiale (la Oumma) unie par le même rythme.
En RDC, le Ramadan transforme le paysage social. Au-delà de l’aspect religieux, c’est une période de solidarité active. L’aumône (Zakat), pilier indissociable du jeûne, se manifeste par des distributions de repas et une attention particulière portée aux plus démunis.
À la tombée de la nuit, l’heure de l’Iftar (la rupture du jeûne) devient un moment de fête communautaire. Les quartiers s’animent, les marchés nocturnes s’illuminent et les familles se rassemblent autour de mets traditionnels, partageant des repas souvent ouverts aux voisins et aux voyageurs.
Décidément, le Ramadan est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. Sans doute, ce mois de février 2026 restera gravé comme un moment de renouveau spirituel, où la discipline individuelle se transforme en une force collective pour la paix et la fraternité humaine.
Josaphat Mayi


