Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté de la République démocratique du Congo a organisé, le vendredi 13 mars dernier à Kinshasa, un atelier consacré à la présentation de la Feuille de route nationale 2025-2027, ainsi qu’à la mise en place du Comité national de suivi des engagements des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC). Cette initiative vise à renforcer la santé, le bien-être et l’éducation des adolescents et des jeunes, qui représentent près de 32,8 % de la population congolaise.
Malgré leur poids démographique important, les jeunes en RDC font face à plusieurs défis majeurs, notamment les grossesses précoces, les mariages d’enfants, les violences sexuelles et basées sur le genre, ainsi que la propagation des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH. Selon les données présentées lors de l’atelier, environ 20 % des adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont déjà connu une grossesse. Par ailleurs, de nombreux jeunes n’ont pas encore accès à des informations fiables ni à des services adaptés en matière de santé sexuelle et reproductive.
Intervenant au cours des travaux, Christelle Nsambu, directrice à la Direction de l’éducation à la vie courante (DEVC), a insisté sur l’importance de promouvoir l’éducation à la vie comme outil essentiel pour accompagner les jeunes.
« La Direction de l’éducation à la vie courante a pour mission de promouvoir des programmes permettant aux apprenants de développer des compétences de vie, d’adopter des comportements responsables et de cultiver des attitudes favorables à leur santé et à leur protection », a-t-elle expliqué.
Elle a également salué l’appui des partenaires, notamment Marie Stopes International et UNESCO, qui ont contribué à l’élaboration de cette feuille de route et à l’organisation de l’atelier.
Prenant la parole au nom de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, le secrétaire général du ministère, Juvenal Sanga, a rappelé que la RDC s’est engagée, aux côtés des autres pays de la région, à transformer les engagements régionaux en actions concrètes adaptées au contexte national. Il a souligné que cette feuille de route constitue un outil stratégique permettant d’identifier les priorités, de définir les responsabilités des différents acteurs et de garantir une coordination efficace des interventions en faveur des jeunes.
Ces engagements trouvent leur origine dans la réunion tenue le 6 avril 2023 à Kintélé, en République du Congo, où les ministres de l’Éducation et de la Santé des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre avaient adopté des mesures visant à améliorer la situation des adolescents, en lien avec les Objectifs de développement durable.
La mise en place du Comité national de suivi constitue un autre axe majeur de cette initiative. Ce mécanisme aura pour mission d’assurer la coordination, le suivi et l’évaluation des actions entreprises, tout en garantissant une synergie entre les différents acteurs impliqués.
Le Gouvernement congolais veut améliorer les conditions de vie des jeunes, réduire les grossesses précoces et les violences basées sur le genre, tout en renforçant l’accès à l’éducation et aux services de santé. Une démarche qui vise, à terme, à offrir aux adolescents et aux jeunes de la République démocratique du Congo un environnement plus favorable à leur épanouissement et à leur participation active au développement du pays.
Lydia Mangala


