Le siège de Lusinga, quartier général du Parc national de l’Upemba, a été la cible d’une attaque armée ce matin. Selon les premières informations, des éléments des milices Bakata Katanga ont pris d’assaut le site, semant la panique et la désolation au sein de cette aire protégée stratégique située dans le sud-est de la République démocratique du Congo.
Les assaillants auraient pris en otage l’ensemble du personnel civil et paramilitaire présent sur place, parmi lesquels Tina Lain, Directrice du parc. Des dépôts jugés stratégiques, contenant notamment des armes, des munitions et des vivres, ont été pillés au cours de l’attaque.
Le bilan humain est particulièrement lourd. Au moins cinq à six décès ont été confirmés, bien que les circonstances exactes et l’ampleur totale des pertes restent encore à établir.
Cette attaque porte un coup sévère aux opérations de conservation menées dans le parc, l’un des espaces naturels les plus importants du pays. Au-delà des pertes humaines, c’est toute la sécurité du personnel et la continuité des missions de protection de la biodiversité qui se trouvent gravement compromises.
En ce mois de mars, traditionnellement consacré aux droits des femmes, la situation suscite une émotion particulière, notamment en raison de la prise en otage de la Directrice et de plusieurs collaboratrices.
Face à cette crise, un appel pressant est lancé aux autorités compétentes afin qu’une intervention immédiate soit déployée pour sécuriser le site, libérer les otages et rétablir l’ordre. Les responsables du parc appellent également à un soutien international, estimant que la gravité de la situation exige une réponse coordonnée et urgente.
Alors que les informations continuent d’émerger, l’attaque de Lusinga rappelle la fragilité des zones de conservation en contexte d’insécurité et l’urgence de renforcer la protection des agents engagés dans la préservation du patrimoine naturel congolais.
Lydia Mangala


