Alors que le taux de change continue d’alimenter les débats nationaux, Isaac Okani, Maître de cérémonie, citoyen engagé et défenseur des causes de jeunes, apporte une réflexion profonde qui remet l’essentiel au centre : la question monétaire est devenue structurelle, et la transformation digitale en est l’une des clés majeures.
Pour lui, moderniser l’économie congolaise, renforcer la résilience du franc congolais et rapprocher les citoyens des services financiers passe inévitablement par un virage numérique assumé.
Le digital comme moteur de souveraineté économique
Dans son analyse, Isaac Okani rappelle que le digital n’est pas un simple outil : c’est un levier de confiance et de souveraineté, capable de favoriser l’inclusion financière et de réconcilier les Congolais avec leur monnaie nationale.
Il souligne d’ailleurs que cette vision est au cœur des priorités du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Wameso André, qui multiplie les initiatives pour faire du numérique un axe stratégique de stabilisation monétaire.
Isaac Okani renvoie également aux interventions marquantes de :
• Sophie Kafuti, Directrice Générale de Visa RDC,
• François Jurd de Girancourt, Senior Vice President Strategy chez Visa,
• ainsi que du Gouverneur de la BCC,
lors du lancement de Visa Pay en septembre dernier.
Tous ont partagé la même conviction : accélérer la digitalisation des paiements pour moderniser l’économie, renforcer la confiance, faciliter les transactions et contribuer à valoriser le franc congolais.
Une modernisation incontournable mais encore trop lente
Pour Isaac Okani, une question demeure :
Pourquoi la RDC n’arrive-t-elle pas encore à tirer pleinement parti des solutions digitales ?
Sa réponse est claire :
« Le véritable défi du digital chez nous n’est pas seulement la technologie, mais la capacité à accompagner les hommes et à dépasser les résistances au changement. »
Autrement dit, les infrastructures existent, les solutions aussi ; mais leur adoption est freinée par :
• la méfiance envers les innovations ;
• le manque de formation ;
• les habitudes ancrées dans le cash ;
• l’insuffisance d’accompagnement des utilisateurs ;
• et une faible vulgarisation des outils numériques.
L’urgence d’une transformation digitale inclusive
Pour Okani, l’avenir de l’économie congolaise y compris la stabilité du taux de change dépend de la capacité du pays à mener une transformation digitale structurée, fondée sur :
• l’éducation financière,
• la promotion des moyens de paiement électroniques,
• la confiance dans les institutions,
• et la création d’un écosystème numérique favorable.
La digitalisation est, selon lui, l’une des rares forces capables de :
• réduire la dépendance au cash,
• sécuriser les transactions,
• accroître la traçabilité,
• renforcer la souveraineté monétaire,
• et bâtir une économie plus inclusive et moderne.
Une vision claire : faire du digital un pilier économique national
La réflexion d’Isaac Okani résonne comme un appel.
Un appel à structurer, à accompagner, à former et à moderniser.
Parce que, dit-il avec conviction,
« Construire une économie plus résiliente, moderne et connectée passe inévitablement par la transformation digitale. »
Et dans cette dynamique, la RDC possède déjà les atouts pour accélérer. Il ne manque plus qu’une chose : la volonté collective de dépasser les résistances pour faire éclore l’économie numérique congolaise.
Ainsi, le digital n’est pas l’avenir. Il est le présent. Et il est temps d’en faire un véritable moteur de souveraineté nationale.
Joséphine Mawete


