L’expert belgo-congolais en matière de défense et de sécurité, Jean-Jacques Wondo, qui avait été condamné à mort dans le cadre de l’affaire liée à la tentative de coup d’État et à l’attaque de la résidence de l’actuel président de l’Assemblée nationale, a été libéré ce mardi 4 février. Cette information a été confirmée par son entourage, ainsi que par plusieurs officiels et médias belges.
Son avocat, Me Carlos Ngwapitshi, qui a toujours considéré ce procès comme un procès politique, a salué cette libération, affirmant qu’un tel procès doit être résolu par des voies diplomatiques ou politiques.
« Un procès politique se règle par la voie politique ou diplomatique. Le juge judiciaire acquitte en cas d’absence des preuves de culpabilité, mais le juge politique condamne même sans preuves. Alors qu’en droit, il vaut mieux acquitter mille coupables que de condamner un seul innocent », a-t-il dit à ACTUALITE.CD après la libération de son client.
Après avoir délibéré sur cette affaire, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe a rendu son verdict le lundi 27 janvier 2025, confirmant la peine prononcée par le premier juge.
La reconduction de la peine de mort à l’encontre de Jean–Jacques Wondo a été mal perçue par le gouvernement belge, qui considère qu’il n’existe pas de charges suffisantes pour justifier la condamnation de l’un de ses ressortissants. En réaction, la Belgique a annoncé son intention de rappeler temporairement son ambassadeur en République Démocratique du Congo et de convoquer l’ambassadeur de la RDC en Belgique pour des consultations.
Jean-Jacques Wondo a été condamné à mort aux côtés de trois Américains et d’autres accusés dans le cadre d’une tentative de coup d’État présumée survenue en mai 2024 à Kinshasa. Sa famille, en particulier son épouse Nathalie Kayembe, a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant sa santé et a appelé à sa libération immédiate.
ALKA


