À Kinshasa, un fait insolite secoue le milieu artistique et juridique : l’artiste musicien Ferre Gola est visé par une plainte pour excès de voix.
Déposée ce mercredi 23 juillet 2025 par le Cabinet Luboya & Associés au nom d’un citoyen congolais, la plainte reproche au chanteur une voix trop angélique qui provoquerait des effets émotionnels nuisibles.
Une plainte au motif surprenant
Dans le document adressé au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, les avocats Samuel Badibanga et Laurent Kahenga affirment agir pour le compte de leur client, Thierry Mudimbi Ngoy. Ce dernier, résidant à Kinshasa, affirme être victime depuis quelques années de troubles liés à la voix de Ferre Gola.
Selon les avocats, plusieurs chansons du célèbre chanteur dont 3e doigt, Mercure, Vita Imana, Seconde Chance, entre autres, provoqueraient des effets émotionnels si puissants qu’ils devraient être encadrés.
La plainte va jusqu’à demander que Ferre Gola soit condamné à être protégé par l’État congolais, sa voix étant décrite comme un patrimoine national de la musique congolaise.
Une démarche mi-sérieuse, mi-satirique
Si le ton employé dans la lettre semble solennel et juridique, la nature du contenu a immédiatement fait réagir le public et les réseaux sociaux.
Beaucoup y voient une touche d’humour ou une forme d’hommage déguisé à la puissance vocale de l’artiste. D’autres s’interrogent sur la recevabilité juridique d’une telle plainte.
Pour rappel, Ferre Gola, surnommé « Le Padre », jouit d’une popularité incontestée en RDC et à l’international. Cette affaire pourrait bien renforcer davantage son image d’artiste au talent excessif.
La plainte sera-t-elle réellement prise en compte par la justice congolaise ? En attendant, Ferre Gola, lui, ne s’est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire qui, entre satire juridique et véritable hommage artistique, ne laisse personne indifférent.
Lydia Mangala


