La Fondation Bomoko a une nouvelle fois démontré son engagement inébranlable dans la lutte contre le cancer en organisant, le samedi 15 novembre 2025 à Silikin Village, une grande matinée de sensibilisation dédiée à la prévention et au dépistage précoce du cancer de la prostate. Cette initiative, qui s’inscrit dans le combat permanent de la fondation contre les cancers les plus meurtriers en RDC, a réuni médecins, patients, familles et partenaires autour d’un objectif commun : sauver des vies par l’information et la prévention.
La Fondation Bomoko, un acteur majeur de la sensibilisation en RDC
Depuis sa création, la Fondation Bomoko s’est affirmée comme l’une des structures les plus actives dans la vulgarisation des informations liées au cancer. Fidèle à sa mission, elle multiplie les campagnes de terrain, les journées médicales et les conférences destinées à briser les tabous, encourager le dépistage et accompagner les malades.
À travers cette journée spéciale dédiée au cancer de la prostate, la fondation renforce encore sa position de pilier incontournable de la sensibilisation en santé publique à Kinshasa.
Son coordinateur, Monsieur Michael, a salué la mobilisation du public et rappelé que ces initiatives ne peuvent perdurer sans le soutien financier des partenaires et des bonnes volontés. Il a lancé un appel vibrant en faveur d’un accompagnement renforcé pour permettre à la fondation d’élargir ses actions sur l’ensemble du territoire.
Une session éducative animée par un expert en oncologie
Invité principal de cette rencontre, le Dr Vincent Wilfried Lukunga Kazadi, oncologue, a livré une intervention très attendue sur les risques, les symptômes et les méthodes de prévention du cancer de la prostate.
Il a rappelé que :
• le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme,
• il touche majoritairement les hommes de 50 ans et plus,
• il évolue souvent de manière silencieuse et lente,
• un dépistage précoce permet de sauver des vies.

Le spécialiste a insisté sur la nécessité d’une surveillance médicale rigoureuse, notamment par le toucher rectal et des examens tels que l’IRM, afin d’établir un diagnostic fiable.
La mise en garde contre la médecine traditionnelle
Dans un échange interactif avec les participants, le Dr Lukunga Kazadi a fermement déconseillé le recours à la médecine traditionnelle pour traiter le cancer :
« Rien ne prouve scientifiquement que la médecine traditionnelle permet de guérir un cancer. Le dosage n’est pas contrôlé, les réactions ne sont pas étudiées, et le risque d’aggravation est énorme », a-t-il mis en garde.
Il a rappelé que le cancer est une maladie complexe, nécessitant un suivi médical strict, un traitement adapté et une surveillance continue.
Symptômes à ne jamais ignorer
Le médecin a énuméré plusieurs signes qui doivent alerter :
• difficultés à uriner ou jet urinaire faible,
• besoin fréquent d’uriner, surtout la nuit,
• présence de sang dans l’urine ou le sperme,
• douleurs ou brûlures en urinant,
• troubles érectiles.
Il a encouragé les hommes, particulièrement ceux âgés de 50 ans et plus, à consulter régulièrement un spécialiste.
Prévention : des gestes simples pour réduire les risques
Parmi les recommandations clés mises en avant lors de cette matinée :
• Maintenir une activité sexuelle régulière,
• Pratiquer du sport,
• Consulter un spécialiste au moins une fois l’an,
• Effectuer un toucher rectal dès 50 ans,
• Adopter une hygiène de vie saine.
Un appel à la mobilisation générale
La Fondation Bomoko a rappelé que la prise en charge du cancer nécessite une chaîne complète : imagerie, IRM, analyses, puis traitement. Le Dr Lukunga a insisté sur la nécessité d’un diagnostic précoce pour offrir les meilleures chances de guérison, même au stade avancé.
En clôturant la rencontre, le coordinateur de la fondation a invité l’assistance à devenir ambassadeurs de la sensibilisation, afin que chaque homme, chaque famille, chaque communauté prenne conscience de la gravité du cancer de la prostate et de l’importance du dépistage.
Cette journée réussie vient renforcer le rôle crucial que joue la Fondation Bomoko dans un pays où la méconnaissance du cancer reste l’un des plus grands obstacles à sa prise en charge.
Grâce à ses actions régulières, la fondation contribue à sauver des vies et à combattre les préjugés, un engagement qui mérite un soutien massif et durable.
Ben Mandjolo


