La République démocratique du Congo a quitté la Coupe d’Afrique des nations 2025 au terme d’un match intense face à l’Algérie. Une élimination douloureuse, scellée dans les dernières minutes, qui a laissé un peuple meurtri mais digne.
Pourtant, au-delà du score et du verdict sportif, une image restera à jamais associée à cette 35ᵉ édition de la CAN : celle de Michel Kuka Mboladinga, surnommé « Lumumba », supporter congolais devenu, à lui seul, un symbole continental.
Debout, immobile, la main droite levée en hommage à Patrice Emery Lumumba, Michel Kuka a incarné pendant toute la compétition une ferveur rare, une dignité silencieuse et une passion brute qui ont bouleversé les tribunes, les écrans et les cœurs.
Une statue vivante au cœur de la ferveur congolaise

Présent à chaque sortie des Léopards, Michel Kuka s’est imposé par un rituel devenu mythique : rester debout, sans bouger, durant toute la rencontre, bras levé, comme figé dans l’histoire, un geste simple, mais d’une portée symbolique immense.
Ce bras levé, inspiré de la posture historique de Patrice Lumumba, a traversé les frontières. Les télévisions marocaines, africaines, européennes et même asiatiques ont relayé cette image forte, faisant de Michel Kuka l’un des visages les plus reconnaissables de la CAN 2025.
Sur les réseaux sociaux, les réactions ont afflué. Interviews, photos, vidéos, témoignages. Le supporter congolais est rapidement devenu une icône populaire, incarnant la mémoire, la résistance et l’unité du peuple congolais à travers le football.
120 minutes de courage, puis les larmes d’un peuple
Face à l’Algérie, Michel Kuka a tenu son défi jusqu’au bout. 120 minutes d’immobilité, prolongations comprises. Mais lorsque le but décisif des Fennecs est venu sceller le sort des Léopards, la statue s’est fissurée.
Les larmes ont coulé. Des larmes sincères, lourdes de déception, mais aussi de fierté. Cette scène, largement partagée, a ému bien au-delà des supporters congolais. Elle a rappelé que le football n’est pas qu’un jeu, mais un miroir des espoirs, des douleurs et des rêves d’un peuple.
Même moqué par certains joueurs adverses sur les réseaux sociaux, Michel Kuka n’a rien perdu de sa grandeur. Son silence et ses larmes ont parlé plus fort que tous les commentaires.
Un symbole panafricain au-delà du résultat’
Malgré l’élimination de la RDC, Michel Kuka restera l’un des symboles les plus marquants de cette CAN. Plus qu’un supporter, il a incarné la ferveur, la dignité et la passion du peuple congolais, tout en rappelant l’héritage panafricain de Patrice Lumumba.
« Lumumba était congolais, mais surtout un grand panafricain », a écrit un observateur sur X, allant jusqu’à suggérer que Michel Kuka reste au Maroc jusqu’à la finale, comme figure unificatrice de cette CAN africaine.
Son engagement a conquis les Congolais, touché les Africains et impressionné les amoureux du football. Il a transmis de la joie, de la tristesse, du courage et une émotion brute que peu d’images sportives parviennent à provoquer.
Une image éternelle de la CAN 2025

La CAN 2025 s’achèvera sans la RDC sur le terrain. Mais dans la mémoire collective, Michel Kuka Mboladinga, alias Lumumba, restera l’une des images les plus puissantes de cette édition.
Un homme debout. Un bras levé. Un peuple derrière lui.
Même dans la défaite, il a gagné sa place dans l’histoire du football africain.
Lydia Mangala


