Cinquante-deux ans après leur unique participation à une phase finale de Coupe du Monde en 1974, les Léopards de la RDC touchent enfin au but. Pour valider ce ticket tant espéré, il faudra franchir l’ultime obstacle jamaïcain, ce mardi 31 mars, à l’Estadio Akron de Guadalajara.
Dans le camp congolais, la concentration est maximale. Interrogé par nos confrères de Léopard Foot, le défenseur central Dylan Batubinsika a pris la mesure de l’événement. Loin de fuir ses responsabilités, le roc de l’arrière-garde des fauves a livré un message empreint de gravité et de détermination. Pour Batubinsika, ce barrage intercontinental est un rendez-vous avec l’histoire. Un pont jeté entre la génération glorieuse de 1974 et celle d’aujourd’hui.
« C’est le match le plus important des 50 dernières années pour la RDC. Nous allons tout donner pour notre pays, comme on l’a toujours fait, et dieu fera sa volonté ! » a-t-il confié.
Ces propos traduisent l’état d’esprit qui règne au sein du groupe dirigé par le sélectionneur national Sébastien Desabre. À Guadalajara, les Léopards ne jouent pas seulement pour une qualification, mais pour panser les plaies d’un demi-siècle d’absence sur la plus grande scène mondiale. Face à la vivacité des Reggae Boyz de la Jamaïque, la rigueur défensive de Batubinsika sera l’un des piliers sur lesquels la RDC compte s’appuyer.
À quelques heures du coup d’envoi, la tension monte, mais la foi reste intacte. Le peuple congolais, de Kinshasa à Goma en passant par la diaspora, retient son souffle. Visiblement, le Mexique pourrait être, le temps d’une soirée, le théâtre de l’éventuelle renaissance du football congolais.
Josaphat Mayi


