La République démocratique du Congo a officiellement démarré, le vendredi 20 juin 2025, à Bruxelles, l’opération d’identification biométrique de ses agents et fonctionnaires en poste dans les missions diplomatiques et consulaires.
Portée par le Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau Ebua et la Ministre d’État aux Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, cette réforme s’inscrit dans la vision du Président Félix Tshisekedi d’une diplomatie plus performante et mieux sécurisée.
Une réforme stratégique pour une diplomatie redynamisée

Disposer d’une base de données biométrique fiable de tous les représentants de l’État à l’étranger constitue à la fois un impératif technique et un enjeu politique de premier plan.
En validant empreintes digitales, photo d’identité et informations personnelles, le Gouvernement vise à sécuriser l’accès aux postes diplomatiques, à prévenir les fraudes et à optimiser la gestion des carrières.
Déploiement mondial et inclusion de tous les services

Après le coup d’envoi à Bruxelles, les opérations se poursuivront dans les capitales européennes, avant de s’étendre aux missions en Afrique, en Asie et en Amérique.
Cette démarche englobe non seulement les diplomates de carrière, mais aussi l’ensemble des agents de l’État employés dans les services publics à l’étranger, sans exception.
L’objectif est d’assurer une couverture complète, garantissant qu’aucun fonctionnaire ne reste à l’écart de la nouvelle base de données nationale.
Vers une meilleure efficacité et un meilleur rendement

En validant l’identité de chaque agent, la réforme permettra d’accélérer les procédures administratives, de sécuriser les flux financiers et de répondre plus rapidement aux crises diplomatiques.
Elle facilitera également le suivi des affectations, la planification des formations et l’élaboration de politiques de ressources humaines adaptées aux besoins de chaque mission.
Une étape clé pour la souveraineté numérique
Au-delà de son impact sur la diplomatie, l’identification biométrique renforce la souveraineté numérique de la RDC.
En maîtrisant la création et la gestion d’un registre sécurisé, le pays affirme sa capacité à protéger les données sensibles de ses représentants et à lutter contre l’usurpation d’identité.
Lydia Mangala


