C’est un véritable séisme de joie qui a secoué Kinshasa et l’ensemble de la République démocratique du Congo. Cinquante-deux ans après l’épopée de 1974, les Léopards ont enfin brisé le plafond de verre en validant leur ticket pour la Coupe du monde 2026. Dixième et dernière nation africaine qualifiée, la RDC n’entend pas effectuer le déplacement pour faire de la figuration.
Présent en conférence de presse à l’issue de ce dénouement héroïque, Sébastien Desabre, principal artisan de cette résurrection, a affiché une détermination mesurée, loin de toute euphorie. Pour le technicien français, cette qualification marque avant tout le début d’un nouveau chapitre, où l’exigence sera primordiale.
« Nous essaierons de montrer une bonne image du Congo. Vous l’avez vu, ce sont des joueurs qui se battent pour leur pays et qui mouillent le maillot », a-t-il déclaré, visiblement fier de l’engagement de son groupe.
Conscient de l’ampleur du défi, le sélectionneur a rappelé que le talent seul ne suffira pas sur la scène mondiale. Cette qualification est le fruit d’un long parcours, ponctué de 13 matchs, où la résilience des Léopards a été mise à rude épreuve.
« On va se reposer et profiter. La route continue, il y a une compétition avec d’autres échéances », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que rien ne sera offert sur un « plateau d’or » aux États-Unis, au Mexique ou au Canada.
Au Mondial, le tirage au sort a placé la RDC dans le groupe K, un groupe aussi hétérogène qu’exigeant. Pour leur entrée en lice, les Léopards affronteront le Portugal de Cristiano Ronaldo le 17 juin à Houston. Un test grandeur nature face à une référence du football mondial.
Le 23 juin, les Congolais se rendront à Guadalajara pour défier la Colombie, une formation réputée pour sa technicité et son intensité. Enfin, la phase de groupes s’achèvera le 27 juin à Atlanta face à l’Ouzbékistan, une équipe ambitieuse à ne pas sous-estimer.
Interrogé sur les ambitions et la préparation à venir, Sébastien Desabre est resté fidèle à sa philosophie d’avancer étape par étape.
« On ne s’est pas du tout projetés sur l’après. On voulait rester concentrés sur cette étape-là », a-t-il conclu.
Désormais, un cap a été franchi. Le monde attend de voir si les Léopards, portés par tout un peuple, sauront transformer cet exploit en une nouvelle page d’histoire sur la scène mondiale.
Josaphat Mayi


