La deuxième journée du Forum USA–RDC à Washington a été marquée par des échanges denses et stratégiques autour de la coopération économique, énergétique et sécuritaire entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique.
Présent à cet événement, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a livré une réflexion profonde sur les enjeux géostratégiques de cette coopération renouvelée, plaçant la RDC au centre des débats mondiaux.
Des sessions de haut niveau autour des grands chantiers stratégiques
Au programme de cette deuxième journée figuraient plusieurs sessions parallèles, dont :
– INGA Roadshow, consacré à la promotion du méga-projet hydroélectrique Inga, pilier de l’énergie propre africaine ;
– Lobito Talks and Perspectives on DRC, mettant en avant le corridor logistique reliant la RDC à l’Atlantique ;
– Macroeconomic Session on the DRC’s Commitments for Budget Support, dédiée à la stabilité macroéconomique et à la transparence budgétaire ;
– Une conférence de presse tripartite animée par Joe Dumbi, Patrick Muyaya et Julien Paluku, soulignant l’engagement du gouvernement congolais dans ce dialogue bilatéral approfondi.
Selon le ministre Julien Paluku, cette initiative de Washington témoigne de l’effet mobilisateur d’une coopération dynamique et équilibrée, qui redéfinit la place de la RDC sur la scène internationale.
La RDC au cœur de la géostratégie mondiale
Dans son intervention, Julien Paluku a rappelé que la présence américaine en RDC à travers le secteur privé constitue aujourd’hui l’un des piliers de la nouvelle politique africaine des États-Unis.
Il a évoqué, à titre historique, le rôle stratégique qu’avait joué le Zaïre pendant la guerre froide, tout en soulignant que la situation actuelle est fondamentalement différente :
« Aujourd’hui, le monde regarde la RDC comme il y a 60 ans, mais avec des acteurs nouveaux ayant tiré les leçons du passé. Désormais, pour le Président Félix-Antoine Tshisekedi, c’est du gagnant-gagnant : tu te retrouves, je me retrouve, « je » comme pays et non comme individu », a-t-il souligné.
Julien Paluku a également rappelé la valeur géostratégique des ressources naturelles congolaises notamment le cobalt, le coltan, le lithium, l’uranium, essentielles à la supériorité technologique et à la défense moderne :
« Le cobalt et le lithium sont vitaux pour les batteries militaires et les technologies de pointe ; le coltan est indispensable aux systèmes de guidage et radars ; et l’uranium reste un combustible clé pour les réacteurs navals et les armes nucléaires », a-t-il expliqué.
Pour lui, la priorité de la RDC doit désormais être de stabiliser et contrôler la chaîne d’approvisionnement de ces minerais stratégiques, afin d’en tirer des bénéfices équitables et durables.
Un partenariat économique et sécuritaire renforcé
Dans le prolongement des échanges, Julien Paluku a insisté sur la vision commune portée par Kinshasa et Washington :
« Dans un partenariat stratégique renforcé, la RDC et les États-Unis veulent développer le binôme intérêts économiques, sécurité nationale réciproque. Comprenne qui voudra », a-t-il annoncé.
Le ministre a enfin adressé ses remerciements aux Présidents Félix-Antoine Tshisekedi et Donald Trump pour leur clairvoyance et leur esprit d’anticipation, qui permettent d’inscrire la coopération USA–RDC dans une vision pragmatique, équilibrée et tournée vers l’avenir.
Lydia Mangala


