Kinshasa, le 1er octobre 2025, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé ce mercredi à Kinshasa la première réunion officielle du Cadre d’échange entre son ministère et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Cette initiative marque une étape décisive dans la mise en place d’un partenariat durable entre l’État et les acteurs économiques, dans le but d’accélérer les réformes et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
Un espace de dialogue constructif État – secteur privé

Dès son entrée en fonction en 2024, Doudou Fwamba avait exprimé sa volonté de placer le secteur privé au cœur des politiques publiques. L’inauguration de ce cadre de concertation concrétise cet engagement : il s’agit d’un espace permanent d’écoute, d’analyse et de co-construction destiné à faire converger les priorités du Gouvernement et les besoins des entreprises.
« Le dialogue franc et continu avec le secteur privé est la clé de la réussite des réformes et de l’amélioration du climat des affaires », a rappelé le ministre.
La FEC, principale organisation patronale de la RDC, représente l’ensemble des secteurs économiques et joue un rôle central dans le développement national. Elle agit à la fois comme chambre de commerce et d’industrie et comme organisation professionnelle des employeurs, assurant la représentation des entreprises auprès des pouvoirs publics et des institutions internationales.
Réformes fiscales : cap sur la modernisation et la justice fiscale
Au cœur de ces échanges, le ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à travailler main dans la main avec les acteurs économiques pour mieux comprendre et mettre en œuvre les réformes fiscales, douanières et parafiscales. Parmi celles-ci figurent :
• La facture normalisée, destinée à renforcer la collecte de la TVA et à lutter contre la fraude fiscale ;
• L’introduction, dès janvier 2026, de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), une réforme majeure pour une fiscalité plus équitable ;
• La digitalisation des administrations financières, priorité stratégique pour accroître l’efficacité, la transparence et rapprocher l’État des entreprises et des citoyens.
Dans le même esprit, Doudou Fwamba a annoncé la création imminente de la Commission nationale de médiation fiscale (CNMF), qui jouera un rôle de facilitation en cas de litiges entre l’État et les contribuables, afin de promouvoir la transparence et une fiscalité inclusive.
Suivi rigoureux et Forum fiscal national en préparation
Pour assurer l’efficacité de ce nouveau cadre de concertation, des réunions trimestrielles seront désormais organisées. Elles seront accompagnées d’un mécanisme de suivi-évaluation de la matrice des préoccupations de la FEC, garantissant un traitement concerté, mesurable et axé sur les résultats.
En outre, le ministre a confirmé la tenue, avant la fin de l’année 2025, d’un Forum sur la politique fiscale. Cette grande rencontre, qui s’inscrira dans la continuité du Forum national sur la réforme du système fiscal (FONAREF) et des Assises sur le coulage des recettes publiques, visera à dresser un diagnostic complet du système fiscal congolais, à identifier ses forces et ses faiblesses et à définir des réformes structurelles pour le rendre plus performant, plus transparent et plus équitable.
Ce forum sera précédé d’ateliers techniques afin d’élaborer des solutions concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et d’un calendrier précis pour leur mise en œuvre.
Une ambition commune : bâtir une économie compétitive et inclusive
En lançant ce cadre de dialogue, Doudou Fwamba a réaffirmé la conviction du Gouvernement que la modernisation de la fiscalité, la réforme douanière et la diversification économique ne peuvent être menées à bien qu’en partenariat étroit avec le secteur privé.
« Gouvernement et secteur privé ont, ensemble, la capacité de bâtir une fiscalité plus juste, de moderniser la douane et de faire de la RDC une économie compétitive, diversifiée et créatrice d’emplois », a conclu le ministre.
Joséphine Mawete


