Le processus de relance des artisans menuisiers du site de Delvaux, durement touché par l’incendie d’octobre 2025, connaît une avancée notable. Le Directeur Général du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), Laurent Munzemba, a reçu, le mercredi 15 avril, une délégation des artisans conduite par leur président, venue exprimer sa reconnaissance pour la concrétisation d’une promesse présidentielle longtemps attendue.
Cette rencontre s’est tenue dans une dynamique de reconstruction progressive, portée par une coordination étroite entre plusieurs institutions publiques et partenaires techniques. Au cœur de cette initiative, le FOGEC a joué un rôle déterminant en garantissant les crédits octroyés par le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), permettant ainsi de sécuriser le financement et de restaurer la confiance des acteurs concernés.
Au-delà du soutien financier, c’est un véritable processus de transformation structurelle qui a été enclenché. Grâce à la collaboration entre le FOGEC, le FPI, l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA) et l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC), près de 300 artisans ont été formalisés, leur ouvrant désormais les portes du système bancaire et des mécanismes de financement structurés.
Les premiers résultats sont déjà visibles. 30 artisans ont effectivement bénéficié de financements pour relancer leurs activités, tandis que 250 autres dossiers sont actuellement en cours de traitement, annonçant une montée en puissance progressive du dispositif.
Cette relance, soutenue par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et placée sous la supervision du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, ambitionne promouvoir un tissu entrepreneurial résilient et inclusif, capable de répondre aux chocs tout en créant des opportunités durables.
Lors de cette rencontre, le Directeur Général du FOGEC a insisté sur l’importance de la responsabilité des bénéficiaires dans la réussite du programme. Il les a invités à privilégier le dialogue en cas de difficultés, plutôt que de rompre le contact, soulignant que le respect des engagements est essentiel pour étendre ce mécanisme à d’autres secteurs.
Cette initiative, qui allie financement, formalisation et accompagnement, apparaît aujourd’hui comme un modèle de reconstruction économique post-crise. Elle démontre comment une réponse coordonnée entre institutions publiques et partenaires peut transformer une tragédie en opportunité de structuration et de croissance pour les acteurs locaux.
Lydia Mangala


