Lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé le lundi 8 décembre 2025 devant le Parlement réuni en congrès, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a proclamé 2026 comme « l’année des corridors d’unité nationale ».
Cette annonce marque le lancement d’un vaste programme visant à transformer le réseau routier, ferroviaire et aérien du pays, dans le but de renforcer la mobilité, stimuler l’économie et rapprocher les Congolais à travers toutes les provinces.
Un grand plan routier pour relier la nation
Au cœur de cette initiative, le Chef de l’État a souligné la réhabilitation de 3 735 kilomètres de routes nationales stabilisées, afin de créer des corridors efficaces traversant le territoire national.
Ces routes prioritaires relieront des villes stratégiques comme Kananga et Kisangani, Mbandaka et Ikela, Kisangani, Bunia et Mahagi, Mbujimayi et Bukavu, ainsi que Tshikapa à la frontière angolaise.
Chaque tronçon a été choisi pour son rôle crucial dans la circulation des personnes et des biens, mais aussi pour stimuler le développement local et régional.
Le projet inclut également la modernisation du tronçon Kisangani-Ubundu via un partenariat public-privé, symbole de l’implication conjointe du secteur public et des investisseurs privés.
Renforcer la desserte agricole et l’entretien routier
Le Président Tshisekedi a rappelé les efforts déjà accomplis en 2025, notamment l’entretien de 8 000 kilomètres de routes de desserte agricole financées par le FONER.
Pour 2026, l’ambitieux objectif est de réhabiliter 38 000 kilomètres de routes de desserte agricole et 11 423 kilomètres de routes prioritaires supplémentaires.
Le Gouvernement prévoit de déployer des brigades routières dans chaque province afin d’assurer un entretien régulier et durable du réseau, garantissant ainsi un accès permanent aux zones rurales et favorisant le développement agricole.
Le désenclavement ferroviaire et la modernisation des aéroports
La stratégie nationale de mobilité ne se limite pas aux routes. Le secteur ferroviaire bénéficiera également d’avancées majeures, avec la finalisation des études de faisabilité du chemin de fer Uvinza-Gitega-Kindu et le lancement de nouveaux projets reliant Kalemie, Mbujimayi, Kananga et Ilebo, ainsi que Mwene Ditu et Kindu.
Le transport urbain sera renforcé grâce à la réhabilitation de la ligne Kinshasa-Mbudi et du chemin de fer Kananga-Mbujayi-Kabalo, offrant des alternatives de mobilité aux populations et aux marchandises.
Parallèlement, la modernisation des aéroports dans plusieurs villes clés du pays, notamment Gémena, Kikwit, Moanda, Tshikapa, Matadi, Bumba, Lisala, Kolwezi, Bunia, Kananga, Kalemie, Lubumbashi et Kinshasa-N’Djili, contribuera à fluidifier le transport aérien et à stimuler les échanges économiques et touristiques.
Une vision d’unité et de développement durable
Le Président de la République a rappelé que ces projets ne se limitent pas à de simples chantiers. Selon lui, ils incarnent la volonté de bâtir une République démocratique du Congo forte, moderne et connectée.
La réhabilitation des infrastructures est envisagée comme un levier stratégique pour favoriser l’unité nationale, rapprocher les provinces et stimuler la croissance économique.
Félix Tshisekedi a insisté sur le fait que le développement se gagne par la mobilité, que la prospérité s’enracine dans des infrastructures solides et que l’unité du pays se renforce par la proximité entre les populations.
L’année 2026 s’annonce donc comme une étape charnière pour la RDC, avec la promesse d’un réseau routier, ferroviaire et aérien modernisé, capable d’impacter durablement l’économie, de faciliter les échanges et de renforcer le lien social entre toutes les régions du pays.
Lydia Mangala


