En marge du forum mondial « Transforming Transportation » organisé à Washington, D.C. par la Banque mondiale, le ministre des Infrastructures et Travaux publics de la République démocratique du Congo, John Banza Lunda, a engagé des discussions de haut niveau pour accélérer le financement du corridor de Lobito.
Invité à intervenir lors de ce forum international consacré aux infrastructures de transport, le ministre congolais a présenté la vision stratégique du gouvernement visant à faire du corridor de Lobito un levier majeur de désenclavement et de croissance régionale reliant la RDC, l’Angola et la Zambie.

En marge de l’événement, John Banza a tenu une réunion de travail avec Binyam Reja, directeur du pôle Infrastructures de transport pour l’Afrique de l’Est et australe au sein du Groupe de la Banque mondiale. Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur la finalisation d’un financement estimé à un milliard de dollars, déjà sollicité par le gouvernement congolais pour soutenir le développement du corridor.
La Banque mondiale s’est dite disposée à avancer dans le processus, sous réserve de la présentation des dernières données techniques nécessaires à la validation du projet. Pour répondre à cette exigence, le ministre a annoncé la mise en place d’une commission ad hoc chargée d’élaborer un mémorandum technique destiné à être soumis à l’institution financière.
La délégation congolaise présente à Washington comprenait notamment le secrétaire général aux Infrastructures, Georges Koshi, ainsi que plusieurs responsables d’institutions publiques impliquées dans la réalisation des grands projets d’infrastructures. Le ministre a également souligné la nécessité d’une collaboration étroite avec le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean‑Pierre Bemba Gombo, afin d’harmoniser les données techniques requises.
Pour les autorités congolaises, l’efficacité du corridor de Lobito dépendra également du développement des corridors internes du pays, destinés à relier les zones de production aux grands axes régionaux.
Parmi les priorités évoquées figurent notamment la réhabilitation de 80 kilomètres de voie ferrée entre Kolwezi et Dilolo, ainsi que le développement d’un programme national de connectivité intégrant plusieurs corridors routiers.
À travers ce projet, Kinshasa ambitionne de positionner la RDC comme un hub logistique en Afrique centrale, tout en renforçant les liens commerciaux régionaux et en soutenant le développement économique des zones agricoles et minières.
Les discussions engagées à Washington marquent ainsi une nouvelle étape dans la concrétisation du corridor de Lobito, considéré par les autorités congolaises comme un projet stratégique pour l’intégration régionale et la réduction de la pauvreté.
Lydia Mangala


