Le succès retentissant de Fally Ipupa au Stade de France, les 2 et 3 mai dernier, a placé la barre très haut pour la suite de sa carrière. Si de nombreux observateurs imaginaient déjà l’artiste enchaîner avec un concert monumental au Stade des Martyrs, le Prince de la rumba a choisi d’aller à la rencontre directe de son public. Lors d’un entretien intimiste accordé à Ika de Jong, la star a dévoilé ses nouvelles ambitions, axées sur la proximité avec les mélomanes congolais.
Loin d’abandonner ses grands projets scéniques, Fally Ipupa a expliqué vouloir prendre le temps nécessaire pour offrir, à Kinshasa, un spectacle à la hauteur des standards techniques et artistiques de son exploit parisien. Soucieux de ne pas proposer une prestation en dessous des attentes, l’artiste préfère d’abord privilégier une série de concerts populaires gratuits afin de communier directement avec la population.

Le 30 mai prochain marquera ainsi son grand retour à Kinshasa après son triomphe historique en France. À cette occasion, l’artiste prévoit d’investir ainsi d’investir plusieurs communes et quartiers de Kinshasa pour quatre jours de festivités ouvertes à tous, afin de remercier le public congolais qui l’accompagne depuis plus de vingt ans. En choisissant les espaces populaires plutôt que les grandes enceintes fermées, il mise sur la proximité humaine et l’accessibilité.
Mais l’ambition de Fally Ipupa ne se limite pas à la capitale. Après Kinshasa, l’artiste envisage également d’étendre cette série de concerts gratuits dans plusieurs provinces du pays. Une manière pour lui d’aller à la rencontre de ses fans à travers toute la République démocratique du Congo et de renforcer davantage le lien qui l’unit à son public.
Cette démarche, révélée au micro d’Ika de Jong, illustre une vision artistique fondée sur la générosité, la proximité et le partage. En attendant un éventuel grand rendez-vous au Stade des Martyrs, Fally Ipupa choisit de rapprocher la musique du peuple, dans les quartiers comme dans les provinces, confirmant ainsi son attachement profond à son public.
Joëlle Luniongo


