Au cours de la nuit du vendredi 04 au samedi 05 avril 2025, Kinshasa a essuyé une succession d’averses intenses qui ont mis à l’épreuve les infrastructures routières de la capitale.
En l’espace de quelques heures, les précipitations ont creusé des ravines et détérioré les chaussées, provoquant l’effondrement d’un tronçon important de la Route Nationale 1 (RN1) entre Kinshasa et Kasangulu.
Un axe vital à l’arrêt
La RN1, longue de plus de 3 000 km, constitue l’épine dorsale du réseau routier congolais. Elle relie le port en eau profonde de Banana et la ville de Matadi au cœur du pays, desservant successivement Kinshasa, Kananga, Mbuji‑Mayi et Lubumbashi avant de rejoindre la frontière zambienne.
La section Kinshasa–Kasangulu, première étape de ce corridor, est indispensable au transport de marchandises, notamment pour l’approvisionnement du port de Matadi, unique accès maritime de la RDC .
Des dégâts matériels considérables
Sur le tronçon touché, l’asphalte a été littéralement emporté, laissant place à un bourbier profond de plusieurs mètres, comme en témoigne une image diffusée par les riverains.
Les caniveaux débordants et les glissements de terrain ont fragilisé le talus de la route, rendant toute circulation impossible.
Impacts socio‑économiques
La coupure de la RN1 entraîne immédiatement :
– Un blocage du trafic poids lourd, avec des centaines de camions stationnés en attente de déviation.
– Une hausse des coûts logistiques, le transport de marchandises vers Matadi étant contraint de passer par des itinéraires secondaires, souvent impraticables en saison des pluies.
– Une perturbation des chaînes d’approvisionnement, affectant aussi bien la distribution de vivres à Kinshasa que l’exportation de minerais depuis le Katanga.
Cet incident rappelle la vulnérabilité des infrastructures face aux pluies de plus en plus intenses.
À court terme, le rétablissement rapide de la RN1 entre Kinshasa et Kasangulu est une priorité pour éviter que la capitale et son unique accès portuaire ne restent isolés lors de la prochaine saison des pluies.
Lydia Mangala


