Le jeudi 16 avril, dans une salle remplie de jeunes étudiantes en filières scientifiques, l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité est venue à leur rencontre avec l’ambition de susciter des vocations, mais surtout de créer un lien direct entre les institutions publiques et celles qui incarneront demain le secteur énergétique congolais.
Face à ces futures ingénieures, la Directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz Moto, a pris le temps d’expliquer, avec pédagogie, le rôle souvent méconnu de la régulation dans le domaine de l’électricité. Au-delà des aspects techniques, elle a insisté sur l’importance stratégique de cette fonction dans le développement du pays pour garantir l’équilibre du secteur, encadrer les acteurs, protéger les consommateurs et accompagner les investissements.
Mais la rencontre ne s’est pas limitée à une présentation institutionnelle. Très vite, l’échange est devenu interactif. A travers des questions, des témoignages, des projections de carrière, les étudiantes ont exprimé leurs préoccupations, leurs ambitions et parfois leurs doutes face à un secteur encore largement dominé par les hommes. Un constat que la Directrice générale n’a pas éludé, bien au contraire.
L’ARE veut changer la donne. En initiant ce type de rencontres, l’institution cherche à encourager une plus grande présence féminine dans les métiers techniques et scientifiques, encore sous-représentés en République démocratique du Congo. L’idée est simple : donner aux jeunes femmes les clés pour se projeter, comprendre les opportunités et s’y préparer concrètement.

Dans cette optique, une réflexion plus large a été engagée autour de la mise en place d’un cadre de collaboration durable entre l’ARE et l’UNIKIN. À terme, ce partenariat pourrait permettre aux étudiantes de participer à certaines activités techniques, de bénéficier d’un encadrement par des professionnels du secteur, et d’accéder à des espaces réguliers d’échange avec des experts.
Les discussions ont également mis en évidence le besoin de renforcer les passerelles entre les institutions du secteur de l’énergie et les jeunes talents, notamment dans les filières STEM. Pour beaucoup, il faut aussi accompagner, orienter et intégrer progressivement ces compétences dans l’écosystème professionnel.
L’ARE manifeste une volonté d’investir dans le capital humain féminin pour bâtir un secteur énergétique plus inclusif, mais aussi plus performant. Car derrière cette initiative, c’est toute une vision qui se dessine, celle d’une nouvelle génération d’ingénieures capables de porter les défis énergétiques du pays.
Et ce n’est qu’un début. L’institution entend multiplier ce type de rencontres afin d’installer un dialogue régulier avec les étudiantes et de soutenir, pas à pas, leur insertion dans un domaine stratégique pour l’avenir de la RDC.
Lydia Mangala


