Dans le décor feutré du Palais de la Nation, Kinshasa est devenue le temps d’une audience le point de convergence d’une démarche diplomatique d’envergure régionale.
Accueilli par le président Tshisekedi, l’émissaire zambien s’est fait le porte‑voix de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), venu mobiliser l’appui de la République démocratique du Congo en faveur de la candidature de Samuel Maimbo à la tête de la BAD.
Une délégation zambienne à Kinshasa
Arrivé mercredi, Enock Kavindele, ancien vice‑président de la Zambie, est le représentant personnel du chef de l’État zambien pour cette mission.
Sa visite, ponctuée par une audience en tête‑à‑tête, signe le renforcement des liens bilatéraux entre Kinshasa et Lusaka, alors que les deux pays partagent des enjeux économiques et financiers cruciaux dans la sous‑région.
Mobiliser un soutien régional

Au‑delà de la remise du message présidentiel, l’objectif de la délégation est clair : rallier les appuis nécessaires à la candidature du Dr Samuel Maimbo, désigné par la SADC pour piloter la Banque africaine de développement.
La RDC, acteur majeur de l’Union africaine et membre influent de la SADC, occupe une place stratégique dans cette course à la direction de l’institution.
Samuel Maimbo, visage de la SADC
Présenté lors de l’audience, le Dr Maimbo apparaît comme le candidat consensuel de la Communauté de développement de l’Afrique australe.
Économiste de formation et ancien cadre de la BAD, il porte une double casquette : connaissance interne de l’institution et légitimité régionale.
Son profil doit désormais convaincre les gouverneurs des États membres et les partenaires financiers.
Perspectives pour la BAD
Alors que le mandat de l’actuel président arrive à échéance, la prochaine session des gouverneurs déterminera le futur leadership de la BAD.
Cette rencontre ouvre la phase de lobbying diplomatique et technique, essentielle pour asseoir la crédibilité du candidat de la SADC et assurer une transition sereine à la tête de la banque.
Lydia Mangala


