La République démocratique du Congo a commémoré, le mercredi 10 décembre, la Journée internationale des droits de l’homme sous la présidence du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya.
Cette édition 2025 a revêtu une dimension particulière, alors que le pays demeure confronté à la guerre d’agression dans sa partie orientale et aux violations répétées des droits fondamentaux.
Une célébration marquée par un contexte national éprouvé
La cérémonie officielle, organisée sous le haut patronage du Président Félix Tshisekedi et supervisée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, s’est déroulée dans un climat de préoccupation nationale.
Les combats persistants dans plusieurs zones de l’Est ont lourdement impacté les civils, notamment les femmes et les enfants, exacerbant les appels à la protection des droits humains.
Cette année, la commémoration s’articulait autour de deux thèmes : « Les Droits Humains, nos essentiels de chaque jour » au niveau international, et « Reconnaissance des génocides congolais, acte de justice pour les victimes » au niveau national.
Deux axes complémentaires qui traduisent à la fois l’urgence universelle de la défense des droits et le combat spécifique du Congo pour la reconnaissance de décennies d’atrocités.
Un hommage aux victimes et un plaidoyer pour la justice transitionnelle
Dans son allocution, le ministre Samuel Mbemba a souligné la détermination du Chef de l’État à promouvoir et protéger les droits humains, malgré les contraintes liées à la situation sécuritaire.
Il a rappelé l’engagement du gouvernement à présenter, sur la scène internationale, le dossier des génocides congolais afin de faire entendre la voix des victimes et d’obtenir une reconnaissance historique.
Le ministre a insisté sur le rôle central de la justice transitionnelle dans la reconstruction sociale.
Pour lui, rétablir la vérité, réparer les torts et reconnaître les souffrances constituent des étapes indispensables pour apaiser les communautés affectées et réconcilier durablement la nation.
Un appel à l’action collective pour bâtir un avenir de dignité
Le ministre Samuel Mbemba a également exhorté les institutions publiques, la société civile, les défenseurs des droits humains et les partenaires internationaux à redoubler d’efforts pour protéger les populations et garantir le respect des libertés fondamentales.
Il a rappelé que les droits humains ne sont pas seulement une norme, mais un fondement quotidien de la dignité humaine, appelant chacun à en faire un engagement de tous les instants.
Cette Journée internationale des droits de l’homme aura ainsi permis de renouveler le serment national de défense des droits fondamentaux, dans un pays où la quête de justice, de vérité et de reconnaissance demeure plus que jamais au cœur des aspirations citoyennes.
Lydia Mangala


