Dans l’après-midi du mercredi 05 mars 2025, la justice a fait sentir sa présence là où la peur s’était installée.
À quelques mètres du lieu du braquage, près du lounge bar du célèbre boxeur Martin Bakole, huit individus ont été jugés au rond-point Huilerie, un emplacement symbolique choisi pour leur comparution.
Cet acte violent, qui a semé la terreur dans le quartier, réaffirme la détermination des autorités à répondre rapidement aux incivilités qui minent la sécurité de Kinshasa.
Le braquage, perpétré avec une violence inouïe, avait plongé les riverains dans la panique. Des hommes armés, tirant en l’air pour intimider, ont dérobé une somme considérable, laissant derrière eux un sillage de désolation et d’indignation.

Le témoignage incisif de Martin Bakole, présent lors de l’incident, a joué un rôle déterminant en apportant des éléments clés contre les prévenus, facilitant ainsi l’intervention rapide des forces de l’ordre.
Ce procès, qui se tient en plein cœur de la zone où le crime a été commis, s’est déroulé en présence de hauts responsables étatiques, renforçant le message dissuasif de l’État. Parmi eux, le ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, le vice Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani, ainsi que le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, étaient présents pour superviser la procédure. Leur présence symbolise l’engagement ferme des autorités à rétablir l’ordre et à protéger les citoyens.

En jugeant ces criminels à quelques pas du lieu du délit, les autorités envoient un message clair : la justice ne tolère aucune impunité et s’impose directement sur les lieux de l’infraction.
Ce procès public, qui devrait marquer un tournant dans la lutte contre la délinquance urbaine à Kinshasa, est perçu comme une étape cruciale pour restaurer la confiance de la population et dissuader les actes de violence.
Lydia Mangala


