Ce mercredi 7 mai, sous la présidence de Sama Lukonde, le Sénat a entériné les pouvoirs de neuf nouveaux membres, portant à 108 le nombre de sénateurs élus de la chambre haute, plus le sénateur à vie.
Huit d’entre eux issus des provinces du Kwilu et du Nord-Ubangi rejoignent leurs collègues, tandis que le premier suppléant de l’honorable Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu, appelé à d’autres fonctions à la Présidence, voit également son mandat confirmé.
Une procédure rigoureuse pour garantir la légitimité

La Commission Politique, Administrative, Juridique et Droits de l’Homme avait minutieusement examiné, l’après-midi, les dossiers individuels de ces nouveaux élus : conformité à la Constitution, respect des quotas provinciaux et validité des votes issus des élections sénatoriales du 20 mars 2025.
À l’unanimité, les sénateurs présents ont voté à main levée, sanctionnant la régularité des mandats.
Renouveler la représentation des provinces

Dans le Kwilu, quatre personnalités aux profils variés, de cadres locaux à des experts du développement économique, prendront place pour défendre les intérêts de leur province.
De même, le Nord-Ubangi accueille quatre nouveaux visages, déterminés à porter la voix de leurs territoires frontaliers.
À eux s’ajoute Hervé Lumanu Nyembo, qui assure la continuité du siège laissé vacant par Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu, désormais Coordonnateur adjoint du Desk Grands Lacs à la Présidence.
Un Sénat à pleine capacité pour la nouvelle législature

Avec cette validation, le Sénat atteint son effectif maximal : 108 élus répartis selon la nouvelle découpe territoriale, plus l’ancien chef de l’État en qualité de sénateur à vie, Joseph Kabila.
Cette montée en puissance intervient alors que la chambre haute se prépare à examiner les premières lois et à jouer son rôle de conseil et de contrôle, dans un contexte où la représentativité provinciale est plus que jamais cruciale pour la cohésion nationale.
En complétant son organigramme, le Sénat affiche sa volonté de fonctionner sans laisse, prêt à engager débats et recommendations pour accompagner la politique du gouvernement, tout en veillant au respect des droits des provinces et des communautés locales.
Lydia Mangala


