Du 25 au 26 novembre 2025, l’Afrique a de nouveau placé le digital au centre de ses priorités, à travers la 4e édition du Sommet international de haut niveau sur la transformation digitale en Afrique. Pendant deux jours, décideurs, institutions publiques, entreprises technologiques, experts et jeunes innovateurs se sont réunis pour explorer comment le numérique peut devenir un rempart contre les défis majeurs du continent, dont la corruption et la fraude.
Invitée à prendre part à une séquence emblématique du sommet, l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), a été choisie par l’Agence pour le Développement du Numérique (ADN) et le Ministère de l’Économie numérique, ainsi que par le Fonds de Lutte contre le Crime Organisé (FOLUCCO) organisateurs et partenaires de cet événement d’utilité publique pour procéder à la remise du prix de la 3e lauréate du concours “Zéro Fraude, Hack la corruption”.
Ce choix n’est pas anodin. La thématique du concours s’aligne parfaitement aux missions stratégiques conférées à l’APLC par l’ordonnance présidentielle n°20/013 bis du 17 mars 2020, qui place l’intégrité, la transparence et la bonne gouvernance au cœur du renforcement de l’État de droit en RDC.
L’expertise de l’APLC au service d’un combat numérique
Représentée à la cérémonie par Francis Lusakueno Mena, Coordonnateur adjoint en charge des poursuites et du suivi des affaires en Justice et Président du jury du concours “Zéro Fraude, Hack la corruption”, l’APLC a remis la récompense à la 3e gagnante de la catégorie.
Dans une allocution marquée par la lucidité et l’optimisme, M. Lusakueno a salué le potentiel des solutions numériques présentées par les jeunes porteurs de projets, tout en rappelant leur rôle dans la prévention et la lutte contre la corruption :
« Ces innovations prouvent qu’il est possible de prévenir la corruption grâce au numérique. Les outils que nous découvrons aujourd’hui, notamment les solutions logicielles développées, constituent un pas important vers plus de traçabilité, de transparence et de contrôle. »
Il a néanmoins insisté sur un impératif : transformer l’innovation en impact économique tangible pour l’État, notamment à travers :
• la traçabilité des transactions,
• et le renforcement des recettes fiscales du Trésor public,
une réflexion qui rejoint les recommandations passées de l’APLC sur l’encadrement des Mobile Money et le contrôle renforcé des sociétés de télécommunications opérant en RDC.
Des modules orientés vers la lutte contre la fraude et la corruption

Le concours “Zéro Fraude, Hack la corruption” s’est articulé autour de 3 grands axes, qui ont nourri les échanges durant le sommet :
• Traçabilité des transactions de mobile banking, lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme ;
• Transparence et traçabilité dans les marchés et contrats publics ;
• Cybercriminalité dans les secteurs privé et public, incluant les entreprises étatiques et paraétatiques.
Le forum a mis en lumière une jeunesse congolaise talentueuse, inventive et courageuse, prête à « hacker » les obstacles pour proposer des solutions à forte valeur sociale. Mais il a aussi révélé un besoin : un meilleur encadrement légal et technique pour transformer ces idées en projets conformes, pérennes et déployables à grande échelle un accompagnement qui sera désormais assuré par l’ADN.
Une remise de prix sous le sceau de l’engagement institutionnel
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du Ministre de l’Économie numérique, du président de l’ARPTC et du Directeur général du FOLUCCO. Point d’orgue : la distinction de Madame Kessia, lauréate de la catégorie principale.
En remettant le prix, M. Lusakueno a également tenu à féliciter :
• l’organisation de l’événement,
• l’apport des experts techniques,
• et l’engagement collectif contre la corruption en RDC.
Il sied de noter que Ce sommet n’a pas seulement révélé des idées : il a réaffirmé que la lutte contre la corruption en Afrique et particulièrement en RDC passe par l’innovation digitale, l’accompagnement structuré de la jeunesse et la collaboration renforcée entre les institutions publiques et le secteur privé du numérique.
Joséphine Mawete


