Le 26 décembre dernier, lors du conseil des ministres, le gouvernement congolais a donné son feu vert à la nouvelle Politique nationale du service public de l’eau (PNSPE). Présentée par le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Molendo Sakombi, cette initiative ambitieuse, évaluée à 10 milliards de dollars sur une période de 10 ans, vise à garantir l’accès universel à l’eau potable pour tous les Congolais.
La PNSPE englobe plusieurs actions cruciales, allant de la production à la distribution de l’eau potable, en passant par le transport. Elle vise à répondre à l’obligation constitutionnelle d’assurer que chaque citoyen ait accès à de l’eau potable de qualité. De plus, elle clarifie les rôles de chaque acteur impliqué dans ce secteur essentiel.
Les objectifs principaux de cette politique sont doubles : améliorer la gouvernance du service public de l’eau et garantir un accès universel à l’eau potable d’ici 2035. Le gouvernement prévoit d’atteindre 90 % d’accès en milieu urbain et 70 % en milieu rural.
Pour financer cette politique, un Fonds national de l’Eau sera créé. Ce fonds sera alimenté par le budget de l’État, des redevances issues de l’utilisation de l’eau, ainsi que par des contributions de partenaires gouvernementaux, des financements climatiques, et des investissements privés via des partenariats publics-privés.
Cette initiative marque un engagement fort du gouvernement à répondre aux besoins fondamentaux de la population en matière d’accès à une eau de qualité et en quantité suffisante. Elle vise aussi à établir un cadre régulé pour attirer des investissements, essentiels pour le développement du secteur. L’Autorité de régulation du service public de l’eau (ARSPE) jouera un rôle clé en veillant à ce que la tarification soit économiquement viable.
En résumé, la PNSPE se veut un outil stratégique pour relever le défi de l’accès universel à l’eau potable, lutter contre la pauvreté et soutenir le développement durable en RDC.
Joëlle Luniongo


